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dimanche 23 avril 2023

Les Quatre Mercenaires D'El Paso (1h32, 1971) de Eugenio Martín

Avec Lee Van Cleef, James Mason, Gina Lollobrigida, Simón Andreu, Diana Lorys, Gianni Garko, Aldo Sambrell, Jess Hahn, Daniel Martín, Luis Rivera, Lone Fleming.

Ce western spaghetti, est une comédie, avec l'arrière plan du western tortillas standards : révolutionnaires, fédéraux, bandits détrousseurs de banques et riches avides d'argent eux aussi. Le mode opératoire de beaucoup de personnages est l'avidité.

Les scènes de comédie concernent Gina Lollobrigida et ses prétendants, il y en a plusieurs, dont une avec Lee Van Cleef et l'autre James Mason. Elle est le principal aimant sexuel du film, et elle en joue pour toujours agir à son profit, pour survivre et financier sont train de vie. Et les personnages masculins n'en sont pas dupes.

Lee Van Cleef fonctionne bien dans un registre comique, en chef de bande, ne maîtrisant pas tout, vendant sa bande pour de l'argent, mais n'arrivant que très rarement à être payé.

Ce western spaghetti sort du lot grâce à son humour de comédie romantique au milieu du western tortillas. Qui plus est, supporté par une belle distribution. A noter que, comme tout western tortilla, il contient son lot de scènes de fusillades, explosions et attaques, réussies et spectaculaires et bien intégrées à l'intrigue.

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mercredi 29 juin 2022

Le Dernier Face A Face (Il Etait Une Fois En Arizona, Faccia A Faccia, 1h51, 1967) de Sergio Sollima

Avec Gian Maria Volontè, Tomas Milian, William Berger, Jolanda Modio, Gianni Rizzo, Carole André, Ángel del Pozo, Aldo Sambrell, Nello Pazzafini, José Torres, Linda Veras, Antonio Casas.

Le duo Gian Maria Volonté et Tomas Milian fonctionne à merveille. Sergio Sollima fait passer un certain nombre de messages politiques dans cette histoire. Gian Maria Volonte est un professeur d'histoire, intellectuel, neurasthénique, dépressif, qui part dans l'ouest, et qui croise Tomas Milian, alias Beauregard Bennet, chef de la Horde Sauvage et d'une communauté qui le suit, qui lui est inculte, une brute, probablement analphabète. Leur association va fonctionner pour aboutir à ce qu'évoque le titre du film, pour conclure une évolution des deux personnages qui fait le sel du film. Nous n'en raconterons pas plus sinon cela dévoilerait certains éléments.

Sergio Sollima signe donc un western, légèrement intellectuel, mais passionnant. Gian Maria Volonte est parfait pour interpréter des personnages torturés, mais c'est surtout Tomas Milian qui est très bon ici, avec une interprétation plus rentrée que d'habitude, moins grimaçante, et qui finalement vole la vedette à Gian Maria Volonté. Et nous pouvons rajouter le personnage de William Berger qui contribue aussi à la richesse du scénario (nous ne comprenons d'ailleurs pas bien ses évolutions au cours de l'histoire, mais cela sert bien le film).

Western très intéressant donc, grâce à son sous texte à prétention intellectuelle bien intégré aux chromos du genre: saleté, cruauté, fusillades, poursuites.

Un chef-d'oeuvre pour Sergio Sollima?

Bande-annonce Le Dernier face à face

dimanche 12 juin 2022

Les Compagnons De La Gloire (Vamos A Matar, Compañeros, 1h55, 1970) de Sergio Corbucci

Avec  Franco Nero, Tomas Milian, Fernando Rey, Iris Berben, José Bódalo Eduardo Fajardo, Karin Schubert, Jack Palance, Gérard Tichy.

Ces compagnons de la gloire sont un exemple du sous-genre du western spaghetti, qui sont ceux qui se déroulent au Mexique pendant les révolutions. Le haut de gamme étant celui de Sergio Leone, Il Etait Une Fois La Révolution (1971). Ce sous-genre du western spaghetti dispose de ses clichés: les révolutionnaires, proche du peuple, les militaires ou autoproclamés comme tels, les profiteurs (des Étatsuniens ou des européens), les fusillades et explosions violentes, la fête mexicaine.

Ici le film bénéficie d'un scénario riche et varié qui tient sur la durée. Franco Nero (Yodlaf Peterson, dit Le Suédois) est un trafiquant d'arme qui se trouve enrôlé (pour des raisons pécuniaires, comme toujours) et doit jouer des deux camps pour arriver à s'en sortir. Tomas Milan est Vasco, le pauvre hère qui se retrouve propulsé commandant révolutionnaire et qui doit aider Franco Néro à récupérer la combinaison pour ouvrir un coffre fort. Combinaison détenue par Fernando Rey, lui-même prisonnier. Donc il y a beaucoup d'opportunité, donc beaucoup de séquences. Dont beaucoup de séquences d'actions qui sont spectaculaires et rondement menées.

Il y a plusieurs méchants. Mais le plus marquant est Jack Palance, dont le personnage ne sert pas à grand-chose, et qui est drogué en permanence, et qui trimballe sa carcasse.

La direction d'acteur n'est pas subtile, mais les acteurs possèdent suffisamment de métier pour faire fonctionner l'ensemble et au final produire un western tortilla des plus recommandables assez jubilatoire par moment.

Bande-annonce Companeros - DVD Zone 1

Le Mercenaire (Il Mercenario, 1h50, 1968) Sergio Corbucci

Avec Franco Nero, Tony Musante, Giovanna Ralli, Jack Palance, Franco Giacobini, Eduardo Fajardo, Franco Ressel, Álvaro de Luna, Raf Baldassarre.

Un bijou par Sergio Corbucci. Il s'agit d'un western tortillas c'est-à-dire où il y a un gringo interprété par Franco Nero (dans le rôle de Sergei Kowalski) qui aide des révolutionnaires incultes et et analphabètes à grandir, intellectualiser, piloter la révolution contre des patrons et leur exploitation des pauvres, qui les traitent comme des esclaves. Évidemment Franco Nero, dit Le Polac, fait ceci pour de l'argent, sinon il ne fait rien du tout et est indifférent à tout ce qui l'entoure. Il y a donc cette histoire qui par moment questionne ces révolutionnaires avec ironie sur ce qu'est la révolution et les réponses sont toujours hilarantes. À la tête des révolutionnaires, il y a Tony Musante, alias Paco Roman, qui comprend que Le Polac peut l'aider, lui le péquenot qui se retrouve par un quiproquo à la tête d'un groupe de révolutionnaires.

Franck Nero est poursuivi par Jack Palance qui fait le rôle du Bouclet, un homosexuel qui adore torturer et dont nous ne comprenons pas vraiment la motivation, car elle n'a pas à l'air très pécuniaire, mais ce n'est pas grave. Cela amène un certain nombre de scènes sympathiques au film. Film très riche d'ailleurs avec une multitude de séquences et de scènes pour aller du point de départ jusqu'à l'arrivée. Voilà un superbe scénario qui pourrait être refait.

Le film est intéressant pour la relation entre Franco Nero qui fait le mercenaire qui ne travaille que pour l'argent, mais qui est cultivé et le péon, l'analphabète et inculte, mais pas si bête que cela qui sait employer et utiliser les qualités et compétences de Franco Nero. Puisque la relation est très bien construite et fait toujours progresser l'histoire et leur relation n'est pas sujette à humour pour amuser comme les buddy movies des années 80/90.
Ajoutons la présence de Giovanna Ralli, ce qui enrichit la plastique du film, qui a un personnage qui évolue en dehors des clichés des personnages féminins.
Mercenaire, Le | Western spaghetti

samedi 9 octobre 2021

Tire Encore Si Tu Peux (1h40, 1967) de Giulio Questi

Avec Tomas Milian, Marilù Tolo, Piero Lulli, Milo Quesada, Francisco Sanz, Miguel Serrano, Ángel Silva, Sancho Gracia, Mirella Pamphili, Ray Lovelock.

Ce western spaghetti est dans son genre extrêmement atypique. Il a beau être spaghetti, avec ce qui vient avec, crasses, personnages libidineux ou excessifs, musique des années soixante, il n'est pas comme les autres pour ses outrances ou excès, dont il ne manque pas.

Le canevas est bien celui du western: la recherche de sacs d'or volés conduit un métis, Tomas Milian, à rencontrer des groupes d'invididus: un gang, une ville, un riche propriétaire

À ce canevas simple d'un western spaghetti, le film greffe des éléments de gore (culminant avec la séquence d'extraction des balles en or du corps encore vivant), de sous-entendus homosexuels (avec la scène sans équivoque du repas du gang, ou Tomas Milian sur la croix presque nu), de psychédélisme, de sadomasochisme, de mysticisme. Pour produire un objet atypique, excessif, outrancier, surjoué ou sous-joué (Tomas Milian est inexpressif). Cela donne un film qui fonctionne comme une curiosité, à la limite du cinéma expérimental, l'histoire n'étant pas limpide ni passionnante, chaque partie s'intéressant à des sacs en or, qui ne sont qu'un prétexte pour Giulio Questi.

Tire Encore SI TU Peux Non censurée]

vendredi 22 novembre 2013

L'HOMME DES HAUTES PLAINES (1973, HIGH PLAINS DRIFTER) DE CLINT EASTWOOD



L'homme des hautes plaines est très marqué par le western spaghetti,  son maniérisme, ses excès. Ce n'est pas surprenant, car Eastwood sort justement de ses westerns avec Sergio Leone pour réaliser ce premier western. Il y a que des personnages de lâches, de cupides, de couards. La musique pastiche la musique du western spaghetti et notamment celle d'Ennio Morricone. Par contre nous y retrouvons déjà l'ensemble des qualités et des résonances qu'il y aura dans Impitoyable du même Eastwood des années plus tard.
Une galerie de seconds couteaux avec des visages très marqués. Le film fonctionne bien, mais il est difficile de comprendre que les gens du village ne reconnaissent pas Eastwood lorsqu'il revient alors qu'il est censé avoir été un shérif qu'ils ont laissés fouetter par des vilains méchants. La ressemblance d'Eastwood avec ses flashbacks est telle qu'il est bizarre que personne ne le reconnait.

mardi 12 novembre 2013

Mon Nom Est Personne (Il mio nome è Nessuno, 1973) DE TONINO VALERII

Mon nom est Personne - Édition boîtier SteelBookAvec Terence Hill, Henry Fonda, Jean Martin, Geoffrey Lewis, Piero Lulli, Mario Brega, Marc Mazza, Benito Stefanelli, R.G. Armstrong, Karl Braun, Leo Gordon, Steve Kanaly, Neil Summers, Alexander Allerson.


Revoir Mon Nom Est Personne est un vrai plaisir. Ce film produit par Sergio Leone est quelque part, peut-être, son meilleur film ! Il n'a pas par exemple la longueur et la lenteur des films dirigés par Sergio Leone lui-même. Il n'a pas la vulgarité ou les éléments scatologiques (sauf la séquence de l'urinoir public, décalée et pas très heureuse, qui fait très western spaghetti de type Trinita que Leone détestait). Ce film mélange des éléments humoristiques et cartoonesques, la mythologie du western avec une certaine profondeur, et l'Histoire qui avance (ici une gâchette qui prend sa retraite et part en Europe : le personnage interprété par Henri Fonda).
Le film aussi est sûrement le meilleur film et la meilleure interprétation de Terence Hill.
Même la musique de Ennio Morricone est mémorable et probablement une de ses plus réussis.