Avec Jamie Lee Curtis, Judy Greer, Andi Matichak, Will Patton.
Le deuxième film de la nouvelle franchise Halloween possède les défauts de ses qualités ou la qualité de ses défauts.
Avec Jamie Lee Curtis, Judy Greer, Andi Matichak, Will Patton.
Le deuxième film de la nouvelle franchise Halloween possède les défauts de ses qualités ou la qualité de ses défauts.
Avec Jamie Lee Curtis, Judy Greer, Andi Matichak, James Jude Courtney, Haluk Bilginer, Will Patton, Rhian Rees, Jefferson Hall, Toby Huss, Virginia Gardner, Dylan Arnold, Miles Robbins, Drew Scheid.
Cet Halloween, qui se situe plusieurs décennies après le film de John Carpenter (La Nuit Des Masques, 1978) reprend les même personnages, plus de nouveaux. Michael Myers est en hôpital psychiatrique depuis toutes ces années, et un utile accident va le libérer, pour permettre bien sûr son retour sur les lieux du premier film. Le film fonctionne parfaitement et fait sursauter régulièrement (avec certains meurtres brutaux, dont un enfant, plutôt inhabituel le meurtre direct d'un enfant), jusqu'à la bascule de son médecin, où ensuite pour le dernier quart d'heure le film devient plus mécanique et surtout moins crédible: l'affrontement dans la maison de Jamie Lee Curtis est invraisemblable et fait décrocher le spectateur.
Néanmoins le film possède les qualités plastique d'un film Blumhouse. Et le réalisateur a su créer une atmosphère qui maintient une tension sous-jacente en permanence, la technique de la caméra subjective aidant, mais surtout aussi par un montage brillant pour détourner l'attention du spectateur pour le surprendre et le faire sursauter.
John Carpenter est présent à travers la musique. Qui est correcte et dans la lignée de ses musiques de film, mais en moins synthétique.
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Avec Donald Pleasence, Jamie Lee Curtis, Nancy Kyes, P.J. Soles, Charles Cyphers, Kyle Richards, Kyle Richards, Brian Andrews, John Michael Graham, Tony Moran.
Halloween est le film qui a lancé la carrière de John Carpenter, par son succès commercial; mais pas sur le plan stylistique, car son film précédent, Assaut (1976) avait déjà marqué les esprits par son utilisation de la caméra.
Ici c'est le film de tueur en série à l'arme blanche qui est lancé, celui-ci s'attaquant de préférence à des adolescents ou des jeunes adultes. Le film donnera lieu à beaucoup de suites au sein de la franchise Halloween, et de multiples plagiats.
Le film finalement ne contient pas une histoire très compliquée, mais plutôt une histoire simpliste. Ce canevas très simple permet à John Carpenter de soigner sa mise en scène, ses décors et sa lumière (beaucoup de séquence de nuit bien sûr): caméras subjectives, traveling, caméra portée, panoramique, en format large. Cet ensemble pour filmer souvent des décors sombres (de nuit ou dans une maison sans électricité), ou mieux, des bouts de décors sombres, ce qui permet de mettre la tension des qu'un personnage passe devant un bout de ces décors dans le noir.
À cette conception se rajoute la musique de John Carpenter, minimaliste, répétitive, mais contribuant parfaitement à chaque scène; musique qui pulse telle un métronome, sur des images qui ne bougent pas beaucoup, où le personnage attend inquiet, ou se déplace lentement, toujours inquiet.
Ce qui fait que le film fait régulièrement sursauter, c'est-à-dire qu'il contient régulièrement des surprises.
Le personnage de Donald Pleasance, psychiatre du tueur en série, mais qui se comporte plus comme un religieux qui affronte le mal absolu; dans une interprétation fiévreuse à fleur de peau, qui a un rôle important dans la montée de la tension.
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Avec Kurt Russell, Lee Van Cleef, Ernest Borgnine,Donald Pleasence, Isaac Hayes, Season Hubley, Harry Dean Stanton, Adrienne Barbeau, Tom Atkins.
Le film matrice de John Carpenter où son sens de la série B est au summum. La promiscuité du budget fournit une patine riche avec des décors souvent dans l'ombre. La décoration est justement inventive, très accessoirisée, avec un superbe travail de Joe Alves. Ajoutons le travail photographique de Dean Cundey: beaucoup de noirs, de plans dans la pénombre, le film se déroulant lors d'une nuit. Que la dystopie est belle...
Du côté des effets visuels et effets spéciaux, le film garde son charme et tient toujours la route du spectaculaire (comme déjà évoqué, gros travail du département décoration).
Le film garde un ton sec et contient de belles bascules nerveuses dans le drame: les choses sont calmes, un détail annonciateur, et subitement tout bascule. Le film est une montagne russe. Le film contient de belles scènes-chocs. Une superbe en exemple: l'aspiration de Season Hubley par le sol avec avant quelques dialogues d'apaisement après une tension progressive qui monte (les habitants des égouts qui sortent en surface).

John Carpenter nous fait du Carpenter dans ce film qui est le dernier qu'il a réalisé jusqu'à maintenant. Nous y retrouvons sa mise en scène typique avec ses longs travellings ou ses panoramiques, ici dans un univers d'hôpital psychiatrique (couloirs, chambres, parties communes). Le film fait penser par moment aux scènes dans l'hôpital psychiatrique de L'Antre de la Folie (1994). Si le film ne fait pas forcément peur, car il est plus dans le registre du film de suspense, il contient néanmoins quelques séquences de surprises où le spectateur sursaute. Ce n'est pas un film d'horreur (même si graphiquement il s'y apparente), mais plutôt un film à suspense.