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dimanche 17 mai 2020

Les Traducteurs (2019) de Régis Roinsard

Avec Lambert Wilson, Olga Kurylenko, Riccardo Scamarcio, Sidse Babett Knudsen, Eduardo Noriega, Sara Giraudeau,  Alex Lawther, Anna Maria Sturm, Frédéric Chau.

Bande-annonce Les TraducteursNous décelons l'ambition de réaliser un grand film à l'intrigue tordue, avec le canevas type du film à mystère et ses surprises à intervalles réguliers. Mais la sauce ne prend pas. Trop de personnages. Une direction d'acteur peu subtile avec des personnages très, voire trop typés. Cela va peut être trop vite: la durée est trop courte (il dure quand même 1h45) pour gérer avec subtilité toutes les articulations.
Le film a le mérite de parler du métier de traducteurs, dans le contexte de la traduction d'un roman très attendus. Un groupe de traducteurs pour ce nouveau roman futur best seller est réuni dans le secret pour le traduire. Tout est fait pour qu'il n'y ai pas de fuite sur le roman, mais il y a des fuites pendant la traduction. Et l'éditeur, Lambert Wilson, très bon, cherche à savoir qui fait fuiter les informations, et comment.
Coté distribution il y a par contre une belle brochette d'acteurs.
Mais le film ne marche pas car, même si nous comprenons l'histoire, nous n'éprouvons aucune empathie pour aucun personnages. Ils et elles sont trop caricaturaux, et pour certains peu sympathiques. Tout est schématique et trop direct. Le film manque de subtilité. Nous nous moquons de ce qui arrive à chacun des personnages.
Par contre le film est écrasé par une tartine de musique, lourdingue et trop présente.

jeudi 19 juillet 2018

Le Dernier Rempart (The Last Stand, 2013) de Jee-Woon Kim

Avec Arnold Schwarzenegger, Forest Whitaker, Johnny Knoxville, Rodrigo Santoro, Jaimie Alexander, Luis Guzman, Eduardo Noriega, Peter Stormare.
Au moins, à la vision de ce film, Arnold Schwartzenneger a décidé de ne plus se montrer torse nu, de ne plus exhiber sa musculature. C'est une révolution! Surtout s'il est comparé à son compère Sylvester Stallone qui lui n'arrête pas de se retrouver torse nu dans ses films (voir la franchise Expendables ou ses cinq dernières interprétations).
Le Dernier rempartPassons sur le gros défaut du film: une histoire invraisemblable et complètement improbable (nous sommes bien dans une série B): le FBI est ridicule et le patron de cartel, le méchant, est bête au point de ne pas prévoir du monde pour l'accueillir à l'autre bout du pont et se retrouve à affronter le Sheriff.
Il est aisé de comprendre le raisonnement des producteurs pour concocter ce produit. Prenons un réalisateur dans le vent et coréen, une histoire simple à comprendre, des seconds rôles de différentes générations pour attirer différentes tranches d'âge de spectateurs (de l'abonné aux performances Forrest Whitaker au Jackass Johnny Knoxville) et aussi pour aider Schwartzenneger qui a manifestement pris un coup de vieux et repose donc sur les autres acteurs pour une partie de l'action. Ajoutons un cadre un peu original (la campagne, les champs de maïs), une touche de Fast & Furious (les bolides que le film utilise).
Au demeurant, le film n'est pas exempt de qualités: une violence sèche et qui ne fait pas effet numérique, y compris pour les fusillades ou la bagarre à mains nues à la fin, distribution des seconds rôles à des acteurs confirmés et tous bien écrits, une ambiance de campagne et western qui sort le film du high-tech ou du polar (d'ailleurs il y a quelque décennies ce film aurait été un western).
Au total, une bonne série B, pas impérissable, mais au dessus de beaucoup de films d'Arnold Schwarzenneger des années 80…