Affichage des articles dont le libellé est 1973. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 1973. Afficher tous les articles

samedi 1 novembre 2025

Operation Dragon (Enter The Dragon, 1h42, 1973) de Robert Clouse

Avec Bruce Lee, John Saxon, Jim Kelly, Ahna Capri, Shih Kien, Robert Wall, Angela Mao, Betty Chung, Geoffrey Weeks, Bolo Yeung. 

Le film commence par un affrontement entre Sammo Hung et Bruce Lee. Pas de périphrase ou de prétexte au combat ici. En lien avec l'histoire qui va suivre (il s'agit d'un tournoi organisé par un méchant chinois sur une ile). Mais nous comprenons les scénaristes qui se sont dit : le public vient pour ça, donnons leur dès le début, car ensuite nous avons une histoire à installer et les coups seront plus rares (les combats mettent longtemps à arriver). D'ailleurs ce premier combat est saisissant : le physique de Bruce Lee est très sec et très maigre et celui de Sammo Hung plutôt adipeux.

Par rapport à ses trois précédents films (Big Boss - 1971, Lo Wei -, La Fureur De Vaincre - 1972, Lo Wei - et La Fureur Du Dragon - 1972, Bruce Lee -), la forme est ici plus maîtrisée, les décors, le montage, la direction d'acteur sont supérieurs à celle des trois précédents films de Bruce Lee, et il se révèle crédible en acteur. Robert Clouse et son équipe connaissent leur métier.

Le méchant est réussi : chinois (ancien de l'école de Bruce Lee), perfide, ricanant, et avec une arme secrète, et maltraitant les femmes. 

Bien sûr la partie intéressante du film concerne les différents combats, où nous retrouvons Bolo Yeung, Robert Wall, ainsi que Jim Kelly et John Saxon. Ou alors avec Bruce Lee en solo lorsqu'il enquête sur l'ile. Ou encore le flashback avec sa sœur, qui affronte de méchants combattants. Tous sont spectaculaires et font l'intérêt du film. Il y a bien une histoire derrière les combats, qui est de découvrir ce qui se passe dans cette ile où des personnes disparaissent mystérieusement.

poster du film Bande-annonce Opération dragon 

dimanche 6 novembre 2022

La Nuit des Fous Vivants (The Crazies, 1h43, 1973) de George A. Romero

Avec Lane Carroll, Will MacMillan, Harold Wayne Jones, Lloyd Hollar, Lynn Lowry, Richard Liberty, Richard France, Harry Spillman, Will Disney, Edith Bell, Bill Thunhurst, Leland Starnes, A.C. McDonald.

Belle réussite que ce film de George A. Romero. Film qui reprend le canevas de l'épidémie qui se propage de manière non contrôlée, et qui rend les gens fous, d'où le titre. Ce ne sont pas des morts-vivants, mais des gens qui ne maîtrisent plus leurs pulsions.

Le talent de George A. Romero est de rendre tout cela crédible, avec sa direction d'acteur à la serpe qui fonctionne parfaitement. Avec les subtilités dans les échanges entre les personnes en couples. Dans son cinéma d'horreur, les couples, leurs relations dans le cadre de l'arc dramatique principal, sont traités souvent traité avec justesse et subtilité alors que l'histoire n'en contient aucune.

Le reste est par contre traité avec le style du réalisateur qui ne fait pas dans la dentelle et est exempt de subtilité psychologique ou de délicatesse. Les États-Unis d'Amérique du réalisateur sont sans finesse et grossier. Le film contient son lot de séquences spectaculaires, violentes, horribles, mais le tout est enveloppé dans des séquences d'actions et de poursuites.

Bien sûr, le gouvernement à l’origine du virus (indiqué dès le début du film) se révèle vite comme ne pouvant pas apporter beaucoup d'aide, si ce n'est tout détruire avec une bombe atomique. Schéma vu, revu et pillé dans de multiples films.

Los Crazies BD 1973 The Crazies (Codename Trixie)

dimanche 29 août 2021

Les Aventures De Rabbi Jacob (1h40, 1973) de Gérard Oury

Avec Louis de Funès, Suzy Delair, Henri Guybet, Marcel Dalio, Claude Giraud, Renzo Montagnani, Janet Brandt, André Falcon, Xavier Gélin, Popeck, Miou-Miou, Jacques François, Claude Piéplu.

Nous sommes ici avec un des meilleurs films de Gérard Oury, qu'il a réalisé entre La Folie Des Grandeurs, 1971 et La Carapate, 1978. Un des meilleurs de ses films avec la présence de Louis de Funès; mais il n'égale pas La Grande Vadrouille (1966) car ce dernier possède une dimension d'aventure, mais il est supérieur au Corniaud (1965). Pour quelle raison? Pour sa dimension politique qui transparait par petites touches au recoin d'une scène. Pour le numéro que fait Louis De Funès, de très haut niveau, ici entre La Folie Des Grandeurs (1971, Gérard Oury) et L'Aile Ou La Cuisse (1976, Claude Zidi).

Le film est un catalogue de séquences d'anthologie, qui possèdent chacune une empreinte visuelle qui aide à s'en rappeler: la voiture avec le bateau sur le toi; Louis De Funès et les motards à la station d'essence; l'usine de chewing-gum; la danse de Rabbi Jacob, etc. Le film est un florilège de séquences d'anthologie, avec Louis De Funès en bourgeois rempli de préjugés comme il sait bien les peindre.

La musique de Vladimir Cosma est un composant important. Ainsi que la distribution de complément qui est aussi stratégique: Suzy Delair est parfaite en hystérique, Henri Guibet toujours parfait et l'ensemble des autres acteurs servent parfaitement le film ou Louis De Funès: Claude Piéplu, Jacques François, Popeck, Claude Giraud,

Les Aventures de Rabbi Jacob [Blu-Ray]


dimanche 14 février 2021

Le Cercle Noir (The Stone Killer, 1h35, 1973) de Michael Winner

Avec Charles Bronson, Martin Balsam, Jack Colvin, Paul Koslo, Norman Fell, David Sheiner, Stuart Margolin, Ralph Waite, Alfred Ryder, Walter Burke, Kelley Miles, Eddie Firestone, Charles Tyner, Byron Morrow, Lisabeth Hush, Frank Campanella.

Il s'agit d'un exemple du film policier des années 70 avec le flic brutal aux méthodes expéditives, qui se bat contre sa hiérarchie qui n'apprécie pas ses méthodes. L'Inspecteur Harry (1971) de Don Siegel a canonisé ces chromos. Il s'agit donc d'un canevas vu et revu à de multiples reprises.

Néanmoins, le film contient un certain nombre de qualités. La première qualité est constituée par ses décors à la fois à New York ou à Los Angeles et en Californie: le film est tourné en décors réels. Cela lui donne une patine documentaire et cela l'ancre dans une certaine réalité. Le film commence à la ville, se continue dans le désert et se termine dans la ville dans les parkings en sous-sol.

Par ailleurs le film contient au moins une séquence hallucinante: celle qui se déroule dans le camp de "méditation" des hippies avec le pauvre Charles Bronson au milieu de tout cela (danses, drogues, amours libres, transes) qui essaie d'avoir l'air sérieux et de continuer son enquête. Le film contient aussi son lot de poursuites à pied, puis en voiture, et voiture et moto. Et bien sûr le film contient aussi sur lot de fusillades,  éléments constitutifs obligatoires de ce genre de film.

Au total les méchants sont des membres de la mafia italienne. La Mafia, qui essaie de s'entretuer entre elles (familles) et c'est d'ailleurs un des bons moments du film parce qu'ils sont tous assassinés par un commando de tueurs (deuxième groupe de méchants, du genre suprémacistes blancs ou militaires droitiers) payés par Martin Balsam (faiblement crédible en mafieux - nous l'aurions plus distribué comme patron de Charles Bronson -).
Nous ne sommes pas ici dans un grand chef-d'œuvre. Mais le film se laisse regarder avec curiosité. Charles Bronson ayant un certain nombre de lignes de dialogues. Et il arrive à avoir plusieurs expressions sur son visage sur l'ensemble du film; même si cela semble un peu fabriqué et semble même par moment peu concerné par l'histoire.
 
Le Cercle Noir [Blu-Ray]
               

vendredi 5 février 2021

Schlock, Le Tueur A La Banane (1973, 1h20) de John Landis

Avec John Landis, Saul Kahan, Joseph Piantadosi, Richard Gillis, Tom Alvich,

Ce premier film de John Landis contient déjà en matrice des éléments que nous verrons dans ses films ultérieurs. Comme le mélange d'horreur et d'humour. Comme l'utilisation des décors, ici des décors réels d'une banlieue nord de Los Angeles dans les années soixante-dix. Et aussi une direction d'acteurs subtile. Ce film n'est pas sans rappeler certains constituants du chef-d'oeuvre de John Landis: les Blues Brothers (1980) avec l'absurdité (une des grandes maîtrises de John Landis), la garde nationale, la relation particulière avec le love interest.

L'argument ici est maigre, mais permet de visiter des lieux et des personnages et des décors naturels de la banlieue de Los Angeles. Des meurtres en séries sont signés avec des peaux de banane. Très vite nous comprenons qui est le tueur: John Landis dans un costume de singe (fait par Rick Baker), soit un Schlock ou plutôt un Schlocktropus qui serait le chainon manquant entre le singe et l'homme. L'humour noir et l'absurde sont la matière de base de ce premier film, qui fonctionne, qui sait s'arrêter quand il faut (durée de 80 minutes), et qui est amusant, la plupart des sketches étant réussis.

Le costume de singe fait par Rick Baker (pas encore la star des maquillages qu'il deviendra) tient encore la route. A voir pour les décodeurs du style ou du non-style pour la mise en scène de John Landis. Ce qui intéresse John Landis, c'est ce qui est devant la caméra, pas la caméra.

Schlock [Blu-Ray]

jeudi 16 juillet 2020

Scorpio (1973) de Michael Winner

Avec Burt Lancaster, Alain Delon, Paul Scofield, John Colicos, Gayle Hunnicutt, J.D. Cannon, Joanne Linville, Mel Stewart, Vladek Sheybal, Mary Maude, Jack Colvin, James Sikking, Burke Byrnes.

Scorpio [Blu-Ray]
Michael Winner n'a pas réalisé que des films avec Charles Bronson. Il a eu une vie avant et après. Ici c'est un film entre les deux. Scorpio se situe entre Le Flingueur (The Mechanic, 1972) et Le Cercle Noir (The Stone Killer, 1973), les deux avec Charles Bronson.
C'est un film d'espionnage qui parle de la déprime des vieux espions qui se considèrent comme des dinosaures et qui doivent affronter leur hiérarchie qui ne réfléchit pas et ces nouveaux jeunes qui n'ont plus la morale qu'ils avaient eux.
Film sec, sans enjolivement, sans image en papier glacé. Avec plusieurs belles bêtes: Burt Lancaster en maître, Alain Delon en élève du maître à qui l'on demande d'éliminer le maître. Paul Scofield en maître coté Russe, mais amis respectant son vieil ami-ennemi.
Le film est typique des films d'espions noirs et nihilistes ou tout le monde est pourri et n'est pas ce qu'il semble être. Y compris dans l'avant-dernière scène où des choses sont révélées. Même Scorpio, Alain Delon, en perd son sang froid.
Cet espionnage à l'ancienne est beaucoup plus intéressant que l'espionnage basé sur le numérique et les technologies qui sont des outils maintenant indispensables et indissociables de tout film d'espionnage. C'était plus terre à terre à cette époque-là: course poursuite en voiture, dans la rue, planque, amis et contacts, photos truquées, chantage, etc. Maintenant un film d'espionnage est forcément techno. Ce n'était pas encore le cas en 1973 et c'est ce qui donne un charme certain au film.
Le film repose beaucoup sur ses décors réels, plus ou moins déserts, que Michael Winner et Robert Paynter savent photographier (toutes les séquences à Vienne par exemple).
À noter aussi une belle musique de Jerry Fielding.


jeudi 27 décembre 2018

La Nuit Américaine (1973) de François Truffaut

Avec François Truffaut, Jacqueline Bisset, Jean-Pierre Léaud, Jean-Pierre Aumont, Dani, Alexandra Stewart, Valentina Cortese, Nathalie Baye, Jean-François Stevenin, Graham Greene, Bernard Ménez, Georges Delerue, Pierre Zucca, Nike Arrighi, Walter Bal, Marc Boyle, Jean Champion, Gaston Joly, David Markham, Zénaïde Rossi, Maurice Seveno.

La Nuit américaine - Ultimate Edition - Blu-ray + DVD - Édition limitée boîtier métalCette nuit américaine est jubilatoire. Le film donne le sentiment de bien décrire ce qui se passe sur le plateau d'un film lors de son tournage. Ici les studios de la Victorine à Nice.
Le film est passionnant. Il en ressort les états d’âme des acteurs: Jean-Pierre Léaud exceptionnel en enfant inadapté dans le corps d'un adulte, Jacqueline Bisset ou Valentina Cortesse qui jouent les divas. Mais aussi les états d’âme du réalisateur sur les évènements perturbants sont film sur lesquels il rebondit en permanence. Bien sûr sont très présentes les contributions des collaborateurs, de la scripte, de l’accessoiriste, de l'assistant-réalisateur ou du producteur. Les rôles et responsabilités sont évoqués opérationnellement.
Le processus de filmage lui-même est montré, ainsi que les différentes prises (très bonne séquence où Valentina Cortese n'arrive pas à dire son texte).
La motte de beurre n'est pas sans évoquer la montagne qui obsède Richard Dreyfuss dans Rencontre du Troisième Type (nous savons d'où c'est inspiré  Steven Spielberg; sans évoquer François Truffaut lui-même).
Idée pour un producteur aventureux: faire un remake de ce film, en y intégrant les nouveautés requises depuis lors d'un tournage; par exemple l'utilisation des images générées par ordinateur.

vendredi 22 novembre 2013

L'HOMME DES HAUTES PLAINES (1973, HIGH PLAINS DRIFTER) DE CLINT EASTWOOD



L'homme des hautes plaines est très marqué par le western spaghetti,  son maniérisme, ses excès. Ce n'est pas surprenant, car Eastwood sort justement de ses westerns avec Sergio Leone pour réaliser ce premier western. Il y a que des personnages de lâches, de cupides, de couards. La musique pastiche la musique du western spaghetti et notamment celle d'Ennio Morricone. Par contre nous y retrouvons déjà l'ensemble des qualités et des résonances qu'il y aura dans Impitoyable du même Eastwood des années plus tard.
Une galerie de seconds couteaux avec des visages très marqués. Le film fonctionne bien, mais il est difficile de comprendre que les gens du village ne reconnaissent pas Eastwood lorsqu'il revient alors qu'il est censé avoir été un shérif qu'ils ont laissés fouetter par des vilains méchants. La ressemblance d'Eastwood avec ses flashbacks est telle qu'il est bizarre que personne ne le reconnait.

mardi 12 novembre 2013

Mon Nom Est Personne (Il mio nome è Nessuno, 1973) DE TONINO VALERII

Mon nom est Personne - Édition boîtier SteelBookAvec Terence Hill, Henry Fonda, Jean Martin, Geoffrey Lewis, Piero Lulli, Mario Brega, Marc Mazza, Benito Stefanelli, R.G. Armstrong, Karl Braun, Leo Gordon, Steve Kanaly, Neil Summers, Alexander Allerson.


Revoir Mon Nom Est Personne est un vrai plaisir. Ce film produit par Sergio Leone est quelque part, peut-être, son meilleur film ! Il n'a pas par exemple la longueur et la lenteur des films dirigés par Sergio Leone lui-même. Il n'a pas la vulgarité ou les éléments scatologiques (sauf la séquence de l'urinoir public, décalée et pas très heureuse, qui fait très western spaghetti de type Trinita que Leone détestait). Ce film mélange des éléments humoristiques et cartoonesques, la mythologie du western avec une certaine profondeur, et l'Histoire qui avance (ici une gâchette qui prend sa retraite et part en Europe : le personnage interprété par Henri Fonda).
Le film aussi est sûrement le meilleur film et la meilleure interprétation de Terence Hill.
Même la musique de Ennio Morricone est mémorable et probablement une de ses plus réussis.

lundi 4 novembre 2013

Le Magnifique (1973) de Philippe de Broca

Avec Jean-Paul Belmondo, Jacqueline Bisset, Vittorio Caprioli, Hans Meyer, Monique Tarbès, Mario David, Jean Lefebvre, Bruno Garcin, Raymond Gérôme, Fabrizio Moresco, André Weber.

Un chef-d'oeuvre pour Philippe de Broca. A la fois comédie romantique, comédie parodique et déjantée qui assume ses excès dans l'univers de Bob Sinclar.
Le Magnifique [Blu-Ray]Le Magnifique est par moment génial dans ses excès et dans ses confrontations; par exemple quand on voit Monique Tarbès sur une plage passer l'aspirateur... Les transitions entre les deux univers sont toujours bien vues: la réalité de François Merlin et la fiction de Bob Sinclar.
Les personnages dans l'univers de François Merlin existent et ancrent très vite dans une réalité: le sentimental dans la relation entre François Merlin et Jacqueline Bisset est très bien écrite; la relation de François Merlin avec son fils (amusante scène de repas avec son fils où ils n'ont rien à se dire); la réalité des plombiers et électriciens plus vrais qu'un documentaire. C'est cet ancrage dans la réalité qui permet de faire passer les énormités de l'univers de Bob Sinclar. 
Le film est tout ce qu'on veut:  grotesque, parodique, énorme, humoristique, sentimental, moqueur avec le héros (inspiré de James Bond). Tout cela est fait avec beaucoup de réussite. Jean-Paul Belmondo est  capable de se moquer de lui-même. Le méchant est vraiment très bien: Vittorio Caprioli en Karpof/Charron est un bijou. Un film étonnant, à voir et à revoir !
En tout cas c'est un film unique et qui n'est pas trop daté par sa mise en forme. Étonnant comme le film est robuste aux ans.