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jeudi 30 juin 2022

Battle Of The Sexes (2h01, 2017) de Jonathan Dayton et Valerie Faris

Avec Emma Stone, Steve Carell, Andrea Riseborough, Natalie Morales, Sarah Silverman, Bill Pullman, Alan Cumming, Elisabeth Shue, Eric Christian Olsen, Fred Armisen, Martha MacIsaac, Lauren Kline, Mickey Sumner.

Film historique qui raconte une partie de la vie de la joueuse de tennis Billie Jean King, inconnue de nous, qui permet de montrer un page de l'histoire de ce sport et des médias étatsuniens avec des thématiques comme l'homosexualité féminine, la phallocratie et la misogynie, mais aussi la bêtise des médias. Ces deux derniers thèmes étant portés par Steve Carrel dans le rôle de Bobbie Riggs. Ce qui est impressionnant c'est que ce qui est montré semble s'être réellement déroulé.

Les films historiques comme cela sont toujours bien faits par les étatsuniens: tout est parfait, Emma Stone et Steve Carrell, mais aussi l'ensemble de la distribution. Reconstitution, décors, costumes, maquillages, coiffures... l'ensemble des éléments techniques sont parfaits. En vieux routier du scénario, Simon Beaufoy a conçu un ensemble parfait qui appuie parfaitement les messages que porte le film.

À voir pour le sujet. Et pour ses deux acteurs stars, si l'on est fan.

Bande-annonce Battle of the Sexes

dimanche 6 février 2022

Don't Look Up: Déni cosmique (2h18, 2021) de Adam McKay

Avec Leonardo DiCaprio, Jennifer Lawrence, Meryl Streep, Cate Blanchett, Rob Morgan, Jonah Hill, Mark Rylance, Tyler Perry, Timothée Chalamet, Ron Perlman, Ariana Grande, Kid Cudi, Himesh Patel, Melanie Lynskey, Michael Chiklis, Tomer Sisley, Paul Guilfoyle.

Le nouveau film d'Adam McKay est brillant sur la forme. Mais n'est pas une réussite. Tout simplement, car ce qu'il montre est réaliste et pas du tout délirant. Le film manque cruellement d'excès, le film manque d'élément subversif: il n'y en a aucun. Les scénaristes se sont restreints (est-ce une auto censure ou des directives de Netflix?). La satire fonctionne, mais elle ne parait pas excessive, mais réaliste et présente un mode de raisonnement et de fonctionnement très standard, que ce soit pour le président des USA, les médias dominants, les réseaux sociaux ou la contre-culture: ils sont tous anesthésiés par leur préoccupation pécuniaire ou d'audimat.

Ce qui n'en fait pas un film tragique, mais un film catastrophe, très standard, avec de vraies qualités de direction d'acteur. Et avec toutes les qualités techniques que l'on peut attendre d'un film A et d'une utilisation réaliste du CGI porn. Dont la distribution et l'interprétation. Adam McKay gère bien ses multiples personnages secondaires. Les acteurs sont bons, en haut du panier il y a Jennifer Lawrence et Leonardo DiCaprio. Les parties les plus réussies sont celles qui concernent les médias, avec une Cate Blanchett qui jubile dans son personnage de star du talk-show.

La scène du repas à la fin est subtile et bien écrite. Et fait basculer le film dans le tragique et l'horreur, sans ironie. Mais rattrapé ensuite par la séquence (ou est-ce avant celle-ci) avec le PDG psychopathe (Mark Rylance, parfait et terrifiant) et ses acolytes qui atterrissent sur une planète et se font manger par des bestioles locales.

Bande-annonce Don’t Look Up: Déni cosmique

samedi 22 février 2020

Vice (2018) de Adam McKay

Bande-annonce ViceAvec Christian Bale, Amy Adams, Steve Carell, Sam Rockwell, Alison Pill, Eddie Marsan, Justin Kirk, LisaGay Hamilton, Jesse Plemons, Bill Camp.

Nous restons subjugués devant ce film qui raconte l'ascension de Dick Cheney qui deviendra vice-président de Georges W. Bush, et qui prendra les décisions pendant cette présidence nous explique le film. C'était lui le président des USA of America et qui décidera de beaucoup de choses (suite aux attentats du 11 septembre, avec le lancement de la guerre en Irak, avec l'autorisation de l'exécution et de torturer des suspects, et ceci sur peu de preuves, et bien sûr de l'ensemble des conséquences de cette guerre dont la création de l'état islamique) pour ce pauvre W. qui visiblement avait le QI d'une huître. Le film n'a pas été attaqué donc nous pouvons faire l'hypothèse que ce qui est montré n'est pas faux.
Vice PosterChristian Bale est à la fois étonnamment sobre, sans être impressionnant, car nous sommes habitués à ses performances. Le fait qu'il ait pris 25 kilos ne nous intéresse pas. Son interprétation étant réussie: nous ne voyons pas la performance de l'acteur, mais bien le personnage de Dick Cheney, son absence de point de vue au début de sa carrière politique et son ascension pour le parti républicain et le pouvoir de l'argent.
Le reste de la distribution est aussi au top. Steve Carell est celui qui a le plus d'hystérésis. Avec Amy Adams qui aura un rôle clef dans l'ascension de son mari.
L'ensemble est au service d'un documentaire de ce qui se passe dans les bureaux de la maison blanche. Sur ce plan-là, la qualité documentaire du film est une force. Ce qui permet d'avoir des bases solides pour les éléments d'humour noir et le tragicomique. Sur la forme le film d'Adam McKay et un mélange de pastiche, d'humour noir, d'ironie, de dessin animé, bref, il utilise tout l'arsenal du premier au second degré. Pour le plaisir ou pour l'horreur du spectateur ! Avec une voix off intrigante, dont nous avons l'explication à la fin. Le film recèle beaucoup d'éléments de formes de la comédie sur des sujets et thématiques tragiques, ce qui rend le film passionnant.
Un chef-d’œuvre dans son genre.