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mardi 9 juillet 2024

Super (2010) de James Gunn

Avec Rainn Wilson, Elliot Page, Liv Tyler, Kevin Bacon, Gregg Henry, Michael Rooker, Andre Royo, Sean Gunn, Stephen Blackehart.

Super, est un pauvre type, un minable, que sa copine a quitté pour un mauvais garçon, qui a une vie dont il n'est pas satisfait, et qui, suite à des frustrations décide de devenir Super, pourfendeur des délinquants, avec une clé à molette. Il s'attaque à de très petits délinquants (quelqu'un qui double dans une file d'attente de cinéma par exemple) à un gros délinquant (un trafiquant de drogue).

Le film est sûrement un message sur les superhéros et sur leur rôle dans la psychologie des individus. James Gunn s'est-il basé sur des études psychologiques ? Peu importe. Le film est une réussite, car ce personnage est pathétique (mention spéciale à Rainn Wilson qui interprète Super) et attachant à la fois, et aussi grâce à son binôme, Elliot Page, qui se révèle plus détraqué(e) que lui dans son personnage de binôme de Super.

Bande-annonce Super

mercredi 23 août 2023

John Wick Chapitre 4 (John Wick: Chapter 4, 2h49, 2023) de Chad Stahelski

Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, George Georgiou, Lance Reddick, Clancy Brown, Ian McShane, Marko Zaror, Bill Skarsgård, Donnie Yen, Aimée Kwan, Hiroyuki Sanada, Shamier Anderson, Rina Sawayama, Yoshinori Tashiro.

Il est passionnant de voir comment de la série B John Wick (2014) et la franchise consécutive arrivent maintenant à cette superproduction qu'est ce Chapitre 4. Tout en conservant les ingrédients du premier et de la franchise, mais abandonnant certains éléments de réalisme pour aller vers de l'exagération permanente qui déréalise complètement dorénavant. John Wick, le personnage, semble immortel, insensible aux balles, au chutes et aux chocs.

Le film prend son temps, avec peu ou pas d'action pendant les trente premières minutes, puis va ensuite enchaîner les séquences d'anthologie, littéralement, toujours visuellement impressionnante, plastiquement superbes, riches d'invention, toujours dans des endroits luxueux ou historiques, comme les films précédents. Et en combinant à chaque fois un personnage avec ses talents d'artiste martial : Marko Zaror, Donnie Yen, Hiroyuki Sanada, pour les plus mémorables. Nous comprenons bien le rôle technique pour sauver John Wick qu'incarne Shamier Anderson ; c'est d'ailleurs le personnage le moins intéressant et uniquement là pour permettre d'éttirer le scénario et donc le film.

Du coté de la distribution donc, nous trouvons ces ajouts qui sont fondamentaux dans les multiples couleurs et parfums qu'ils convient pour cette franchise : Donnie Yen, Scott Adkins, Hiroyuki Sanada ou Marko Zaror. Ils amènent chacun une coloration et une culture.

Le personnage de John Wick tend vers une épure, à un corps sans logiciel, quasiment sans voix : un costume (blindé dorénavant), un pistolet, une fuite en avant, des coups et des chutes multiples. Keanu Reeves est plus mutique que d'habitude et parait incassable (voir ses multiples chutes qui égrainent le films)... John Wick est maintenant un super héros immortel.

JOHN WICK - CHAPITRE 4 - BLURAY

dimanche 13 septembre 2020

L'armée Des Morts (Dawn of the Dead, 2004) de Zack Snyder

Avec Sarah Polley, Ving Rhames, Jake Weber, Mekhi Phifer, Ty Burrell, Michael Kelly, Kevin Zegers, Michael Barry, Lindy Booth, Jayne Eastwood, Boyd Banks, Inna Korobkina.

L'armée des morts PosterCe remake du Dawn Of The Dead (1978) de George Romero apporte ses variantes, très intéressantes au film original. Ici tout va plus vite par exemple: les zombies courent à toute vitesse, ils ne sont pas lymphatiques. Le film est un bijou de film d'horreur dans un cadre apocalyptique, avec sa maladie qui se répand et qui rend les gens cannibales, ils meurent et se réveillent cannibales et se mettent à la recherche de chair de vivants.
Le film bénéficie des effets spéciaux de maquillage et effet numérique de tout premier choix avec son lot régulier de chairs et flots de sang de tout premier choix, et de violences gores.
 Il s'agit ici de la version director's cut, beaucoup plus intéressante que la version cinéma pour ces éléments justement de barbaque, de sang. Heureusement le film garde son ton tragique et sa fin malheureuse malgré certains qui arrivent à s'échapper, cela renouvelle la chute, même si le générique de fin est très pessimiste sur l'issue de nos personnages.
Le film est fort aussi par sa direction d'acteur et son scénario qui décrit chacun des personnages de manière quelquefois archétypique, mais qui sont bien incarnés par les acteurs qui permettent à la fois de bien les identifier, de deviner lesquels vont mourir, mais aussi de contribuer à une microdramaturgie interne au sein du groupe qui évolue au sein du centre commercial.
Énorme réussite donc que ce grand film d'horreur. Qui est curieusement d'actualité en ces temps de maladie infectieuse qui se propage sans être maitrisée, mais qui heureusement ne produit pas les mêmes effets que dans le film !