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dimanche 12 octobre 2025

Play Dirty (2h05, 2025) de Shane Black

Avec Mark Wahlberg, LaKeith Stanfield, Rosa Salazar, Keegan-Michael Key, Chukwudi Iwuji, Nat Wolff, Gretchen Mol, Thomas Jane, Tony Shalhoub, Hemky Madera, Alejandro Edda. 

Shane Black est de retour. Nous aimons la verve de ses personnages, c'est-à-dire ses dialogues. Ici au service d'une bande dessinée dans le milieu des gangsters et mafieux qui s'affrontent autour d'un magot et du casse du siècle. Emballé avec une multitude de séquences d'actions avec des tonnes de tôles froissées ; c'est un festival de pyrotechnie, avec une quantité importante de CGI porn dont la patine évoque le dessin animé, tout comme l'ensemble du film.

Tout ceci n’est pas nouveau, mais la dynamique des personnages, leur bagout et la violence rendent l'ensemble amusant. Le style est l'irréalisme et la bande dessinée. Tout y est invraisemblable. Le nombre de morts violentes est impressionnant et fait sourire ; c'est une violence déréalisée, gratuite et perpétuelle, exagérée. Le taux de mortalité est très élevé dans ce film. La vie humaine individuelle ne compte pas, comme dans le monde communiste, c'est le collectif qui compte.
Le personnage de Mark Wahlberg n'est pas particulièrement intéressant ni sympathique. Il est juste un prétexte. Ceux qui le sont sont ceux qui l'entourent. C'est un film de bande, de collectif.
Il manque au film de la subversion : c'est son principal défaut, il est très académique dans ses thèmes. Sous des impressions de film cool et décalé, ce qu'il n'est pas. Mais dans son genre, c'est brillant. 
poster du film Bande-annonce Play Dirty 

dimanche 6 novembre 2022

Du Sang Et Des Larmes (Lone Survivor, 2h01, 2013) de Peter Berg

Avec Mark Wahlberg, Taylor Kitsch, Emile Hirsch, Ben Foster, Yousuf Azami, Ali Suliman, Eric Bana, Alexander Ludwig, Rich Ting, Dan Bilzerian.

Peter Berg confirme encore une fois son talent de metteur en scène et de directeur d'acteurs avec ce film de guerre pas comme les autres qui montrent la débâcle d'une unité spéciale qui se retrouve ne pas pouvoir faire sa mission en Afghanistan (larguée dans les montagnes, ils doivent rejoindre un village pour tuer un chef taliban, mais des évènements imprévus vont changer le déroulement). Ils passent leur temps à fuir pour éviter des talibans qui les poursuivent dans les montagnes.

Le film met en avant aussi la dimension d'hospitalisée de la population afghane. Bien sûr pour ce genre de production tout est parfait sur le plan technique, photographie, décors, maquillages, effets spéciaux, pyrotechnie, reconstitution, avec assez peu de technologie numérique, mais beaucoup de poursuites, car nos soldats sont pourchassés et à essayent de survivre en permanence dans le milieu hostile de ces montagnes. Le film contient une forte dimension patriotique bien sûr. Le film a été conseillé par un des survivants de cette unité qui a beaucoup souffert.

Une réussite dans son genre. Avec une tension permanente, une fois les préparatifs passés. Ébouriffant.

du Sang et des Larmes [Blu-Ray]

jeudi 24 mars 2022

Spenser Confidential (1h51, 2020) de Peter Berg

Avec  Mark Wahlberg, Winston Duke, Alan Arkin, Iliza Shlesinger, Michael Gaston, Bokeem Woodbine, Marc Maron, James DuMont, Post Malone, Colleen Camp.

Nous retrouvons ici tout le savoir-faire et toute l'efficacité d'un film de Peter Berg. Au service ici d'un scénario riche qui entremêle adroitement une histoire policière avec une enquête dans un cadre où règne la corruption, mais aussi en intégrant de manière adroite des éléments humoristiques là où nous ne les attendons pas: par exemple lors d'une poursuite à pieds, Marc Wahlberg se trouve agressé par un chien et il a beaucoup de mal à s'en dépêtrer ce qui produit un effet comique, ou alors la relation au début avec son colocataire forcé, qui décide plus tard de l'aider parce que les méchants ont tué un chat et non parce qu'ils ont tué violemment plusieurs personnes. Les éléments humoristiques arrivent aussi via la relation de Marc Wahlberg avec son ex-femme ou alors avec son mentor et propriétaire qui devient sénile. Des petites touches humoristiques arrivent sans être téléphonées et de manière impromptue, ce qui contribue à décupler leur effet comique. Même si le canevas est celui d'un film policier avec enquête sur des actes violents dans un contexte de corruption.

Dans cet ensemble efficace affleurent donc des éléments plus fouillés que d'habitude et qui sortent l'arc dramatique de sa tension de résolution de l'intrigue. Et le spectateur est bien happé jusqu'au bout pour comprendre ce qu'est cette histoire de corruption et d'où viennent les meurtres sur lesquels enquête officieusement Marc Wahlberg. Il s'agit donc d'un beau travail au scénario (sont crédités Brian Helgeland et Sean O'Keefe).

Spenser Confidential

dimanche 29 novembre 2020

Tout L'Argent Du Monde (2017) de Ridley Scott

Avec Michelle Williams, Christopher Plummer, Mark Wahlberg, Romain Duris, Timothy Hutton, Charlie Plummer, Andrew Buchan, Marco Leonardi, Giuseppe Bonifati, Nicolas Vaporidis, Andrea Piedimonte Bodini.

Toutes les qualités du film de Ridley Scott sont là : des productions values phénoménales, une  distribution d'actrices et d'acteurs de première catégorie. Ou presque. Car il manque le scénario passionnant, ou le sujet original pour que le film soit une réussite.

Du côté de l'histoire, nous sommes dans le sous-genre policier du film d'enlèvement avec rançon et enquête. Mais ici, originalité du scénario, il n'y a pas d'enquête, le point de vue de la police est quasi absent, si ce n'est la police italienne qui visiblement en ces années 1970 ne maitrisait rien et était à la solde des mafias. Et  deuxième originalité, il n'y a personne qui réclame l'enlevé. Plus précisément, l'enlevé est le petit-fils d'un milliardaire qui refuse de payer la rançon. Ce qui fait que sa mère, pauvre et sans moyen, essai de payer la rançon, mais elle n'a pas d'argent, et comme la police étasunienne n'est pas prévenue et que le kidnapping est en Italie, elle ne peut pas faire grande chose.

Le problème du scénario et de la narration est que nous nous moquons de ce qui arrive au kidnappé (il ne suscite aucune empathie). Par contre le film provoque de l'empathie avec la mère, mais qui finalement rentre dans le moule à la fin. Car le grand père, milliardaire, le plus riche du monde, mais aussi le plus radin. Il s'agit de Jean Paul Getty et le film est donc un film historique. Nous imaginons que la réalité fut pire encore. Et un des rares plaisirs du film est de le voir mourir.

Entre le fils du milliardaire, sa belle-fille, le milliardaire ou le petit-fils, le film illustre l'adage qui dit que l'argent ne fait pas le bonheur. Les pauvres vont être contents.

La narration est plutôt tortueuse, les choses avançant lentement, voire très lentement, sans high-tech (nous sommes dans les années soixantaine dix) et sans suspense avec poursuite haletante. Dans la distribution, nous trouvons le personnage raté de Mark Wahlberg, qui ne sert pas à grand-chose, homme de main du milliardaire radin au début, puis se ralliant brutalement à la mère du kidnappé à la fin. Il pourrait être retiré, cela ne changerait rien à l'histoire ni à la narration. Michelle Williams est par contre la principale qualité du film, avec une interprétation toute en finesse, avec une palette variée.

Un film passable, et Ridley Scott peut mieux faire.

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