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jeudi 16 juillet 2020

Le Seigneur De La Guerre (The War Lord, 1965) de Franklin J. Schaffner

Avec Charlton Heston, Richard Boone, Rosemary Forsyth, Maurice Evans, Guy Stockwell, Niall MacGinnis, James Farentino, Henry Wilcoxon, Sammy Ross, Woodrow Parfrey.

Le Seigneur de la Guerre [Blu-Ray]
Charlton Heston est un Seigneur qui récupère du Duc un territoire, occupé par des paysans normands un peu à la fois païens et chrétiens. Territoire régulièrement envahi et pillé par les frisons. Nous sommes au XIe siècle.
Le film contient à la fois des scènes de batailles avec les attaques des frisons. Mais c'est une histoire d'amour. Entre notre Seigneur, Charlton Heston, égal à lui même, et une païenne du village, dont il tombe amoureux (Rosemary Forsyth, magnifique), ce qui est un problème, car en tant que seigneur il a tous les droits sur elle, mais n'en abuse pas... Et puis elle se marie, et il doit donner son consentement, mais fait jouer la loi païenne qui autorise le seigneur à coucher avec la vierge la nuit de sa noce (du coucher de lune au lever du soleil), droit dont il use, et tout le monde est content. Mais ils sont amoureux et elle ne retourne pas à son mari païen promis, ce qui sera le début de sa perte.
Rajoutons à l'intrigue dramatique une relation tendue avec le frère du seigneur (Guy Stockwell, dans un personnage fiévreux).
Bref, dans le genre du film historique à grand spectacle (plutôt limité), c'est une histoire plutôt originale, mais pas si éloignée de celle des Viking de Richard Fleischer (1958, où pareillement c'est une femme qui causera la perte de Kirk Douglas).
Nous pouvons trouver que les séquences d'actions, combats, sont un peu poussifs, à moins que ce soit le montage qui manque de dynamisme dans ces séquences.


samedi 26 août 2017

Le Secret de la Planète des Singes (Beneath the Planet of the Apes, 1970) de Ted Post

Avec James Franciscus, Kim Hunter, Maurice Evans, Linda Harrison, Paul Richards, James Gregory, Victor Buono, Jeff Corey, Natalie Trundy, Thomas Gomez, David Watson, Lou Wagner, Charlton Heston, Roddy McDowall, Gregory Sierra.

Cette suite de la planète des singes commence là où le film de Franklin J Schaffner se termine:  c'est-à-dire à partir de la Statue de la Liberté. Nous voyons ce que devient Taylor et Nova sur leur cheval. Le film contient un ensemble de bonnes idées. Par exemple les survivants qui adorent une bombe atomique comme Dieu; ils ont muté et qui communiquent sans parler. Ou la Zone Interdite, que le film explore. Mais nous restons dubitatifs devant cette civilisation de singes qui est constituée d'un petit village avec quelques cabanes et quelques charrettes, ce qui fait que dans son ensemble quand même le film manque cruellement de moyen et d'ampleur. Même si quelque part le scénario est plutôt pas mal et bien troussé; le film ressemble plutôt quand même à une série B correctement faite mais sans aucune brillance. D'ailleurs le film prend son temps à développer des scènes d'action qui n'ont rien à voir avec la science-fiction et qui sont celles que l'on trouverait dans un western par exemple.
La zone interdite et la terre ravagée par l'apocalypse nucléaire sont assez peu exploitées (un décor d'ensemble, une station de métro et le monde des adorateurs de la bombe) et il serait rigolo de voir un remake de nos jours avec l'arsenal des images numériques qui pourrait probablement réaliser pas mal de choses spectaculaires et gigantesques.
Néanmoins le sujet est suffisamment fort, c'est-à-dire un monde post-apocalyptique, pour que le film garde une certaine sympathie et un degré d'intérêt certain. Et une bonne hystérésis.

La Planète Des Singes (Planet Of The Apes, 1968) de Franklin J. Schaffner

Avec Charlton Heston, Roddy McDowall, Kim Hunter, Maurice Evans, James Whitmore, James Daly, Linda Harrison, Robert Gunner, Jeff Burton, Lou Wagner, Woodrow Parfrey, Buck Kartalian, Norman Burton, Wright King, Paul Lambert, Diane Stanley.
La Planète des singesNous sommes étonnés  du peu de moyens. Mais il fonctionne grâce à la puissance de son sujet.
Il utilise des décors naturels magnifiques pour peindre une planète inconnue. Et le film, avant de montrer les singes, prend son temps pour nous les montrer: nos trois astronautes marchent dans des décors arides. Le film a été fait à l'économie; cela se retrouve dans la scène d'atterrissage du vaisseau au début réalisée uniquement au montage et puis avec une maquette qui bascule dans l'eau. Encore des éléments d'économie: les décors du village des singes qui donnent une patine au film. Puis les maquillages évidemment toujours aussi réussis et qui gardent toujours leur impact, et surtout qui montrent qu'avec les yeux les acteurs arrivent à faire passer beaucoup d'émotions. Et enfin le dernier plan qui est devenu une icône de la saga avec la statue de liberté.
Si le film était fait aujourd'hui, par exemple, la séquence d'ouverture du vaisseau qui s'écrase serait fait en numérique avec un vaisseau extrêmement travaillé et probablement magnifique, mais dont on se moquerait en fin de compte pour le reste de l'histoire.
Autres éléments toujours aussi étonnant: la vision et la misanthropie du personnage de Taylor interprété par Charlton Heston qui donne une partie de sa saveur au film; le personnage est très sombre, et le film aussi!
Le film tient toujours la route même si sa dimension spectaculaire peut paraître limitée au vu des standards actuels. Mais il garde toujours un impact toujours aussi important. Pour compléter la distribution même si Charlton Heston est quelque part assez monolithique, il faut noter les performances de Roddy McDowall et Kim Hunter dans le rôle de chimpanzés: ils font passer une multitude d'émotions sous leur maquillage de singe.