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samedi 28 octobre 2023

L'Exorciste - Dévotion (The Exorcist: Believer, 1h51, 2023) de David Gordon Green

Avec Leslie Odom Jr., Tracey Graves, Lidya Jewett, Danny McCarthy, Ann Dowd, Norbert Leo Butz, Olivia O'Neill, Norah Murphy, Jennifer Nettles, Lariah Alexandria, Patrick Roper, Ellen Burstyn, E.J. Bonilla, Linda Blair.

Dans les franchises de films d'horreur, pourquoi ne pas relancer cette franchise là, qui mélange fantômes et barbaques, médecine allopathique et superstitions, croyants et non croyants. Ce film se veut une suite au film de William Friedkin (The Exorcist, 1973). Ce sixième de franchise (après le premier, deux suites, et deux prequel dans les années 2000) permet de relancer la franchise, et d'ailleurs ouvre de multiples possibilités pour une nouvelle trilogie...

Le canevas est standard : exposition, un évènement, un ou des enfants possédés, si possible des filles, analyses médicales, problèmes psychiatriques, puis l'on va chercher les croyances et superstitions, puis la ou les cérémonies pour déposséder. Sur ce dernier point le film de David Gordon Green renouvelle la franchise : il convie vaudou, catholiques, protestants, diacres (ou assimilés) et non croyants. Bref, de multiples possibilités s'ouvrent à cette nouvelle trilogies.

Le film est prenant par son climat, sa tension que nous anticipons en tant que spectateur, avec des scènes qui font sursauter régulièrement, puis un peu de gore (très léger), puis les possessions et les cérémonies avec un beau travail sur les maquillages des possédées.

Le film possède un coté "à l'ancienne" qui fait plaisir, et ne semble pas reposer sur le tout numériques. Les crédits techniques sont au summum et soutiennent la tension.

Bande-annonce L'Exorciste - Dévotion

mardi 2 mai 2023

Halloween Kills (1h45, 2021) de David Gordon Green

Avec Jamie Lee Curtis, Judy Greer, Andi Matichak, Will Patton.

Le deuxième film de la nouvelle franchise Halloween possède les défauts de ses qualités ou la qualité de ses défauts.

Dans le défaut c'est l'immortalité du personnage de Michael Myers qui annihile toute séquence de suspense pour en faire des séquences de surprises ; le spectateur sait qu'il ne mourra jamais et il faut reconnaître que c'est embêtant, le film en devient lassant. L'intérêt se transfère ensuite sur les meurtres que nous espérons sanguinolents et violents.
Ensuite le film nous explique qu'il est le mal incarné, ce qui suppose des croyances, ce qui rationnellement est complètement débile, et nuit fortement à l'intérêt du film.
Le seul intérêt du film est son enchaînement de séquences de meurtres très bien mises en scène et très bien emballées, mais avec assez peu de suspense ou alors un suspense du niveau de celui d'un Destination Finale qui lui au moins va être droit au but et n'essaie pas de donner des explications en parlant du bien et du mal et ce genre de croyances.
La musique garde une certaine qualité et bien sûr possède un rôle important dans la tension que génèrent les images.
C'est un film d'horreur qui ne fait pas peur, car il y a assez peu de surprises dans ce film.
Halloween Kills [Version Longue]

dimanche 27 février 2022

Halloween (2018) de David Gordon Green

Avec Jamie Lee Curtis, Judy Greer, Andi Matichak, James Jude Courtney, Haluk Bilginer, Will Patton, Rhian Rees, Jefferson Hall, Toby Huss, Virginia Gardner, Dylan Arnold, Miles Robbins, Drew Scheid.

Cet Halloween, qui se situe plusieurs décennies  après le film de John Carpenter (La Nuit Des Masques, 1978) reprend les même personnages, plus de nouveaux. Michael Myers est en hôpital psychiatrique depuis toutes ces années, et un utile accident va le libérer, pour permettre bien sûr son retour sur les lieux du premier film. Le film fonctionne parfaitement et fait sursauter régulièrement (avec certains meurtres brutaux, dont un enfant, plutôt inhabituel le meurtre direct d'un enfant), jusqu'à la bascule de son médecin, où ensuite pour le dernier quart d'heure le film devient plus mécanique et surtout moins crédible: l'affrontement dans la maison de Jamie Lee Curtis est invraisemblable et fait décrocher le spectateur.

Néanmoins le film possède les qualités plastique d'un film Blumhouse. Et le réalisateur a su créer une atmosphère qui maintient une tension sous-jacente en permanence, la technique de la caméra subjective aidant, mais surtout aussi par un montage brillant pour détourner l'attention du spectateur pour le surprendre et le faire sursauter.

John Carpenter est présent à travers la musique. Qui est correcte et dans la lignée de ses musiques de film, mais en moins synthétique.

Halloween [Blu-Ray]