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mercredi 11 février 2026

Frankenstein (2025) de Guillermo Del Toro

Avec Oscar Isaac, Jacob Elordi, Christoph Waltz, Mia Goth, Felix Kammerer,  Charles Dance, David Bradley, Lars Mikkelsen, Christian Convery, Nikolaj Lie Kaas, Kyle Gatehouse

Beau travail de décoration, costumes, maquillages, lumières. Mais au delà de la qualité de l'emballage, le film est long et le dernier tiers peu intéressant et répétitif. L'histoire du docteur Frankanstein nous intéresse peu il faut reconnaitre. Et la créature est plus intéressante : un super-humain. Mais il n'existe qu'à travers du personnage d'Oscar Isaac. Mais comme nous ne nous intéressons pas à ce qu'il lui arrive, le film ennui. Savoir comment le professeur est arrivé à cela, à créer cette créature, n'est en soi pas intéressant. Le film est une imbrication de retours en arrière, typique des fictions Netflix, ce qui indique qu'ils ont bien adapté le roman de Mary Shelley (qui est un flashback). Nous aurions plus apprécié une structure dramatique qui raconte ce que devient la créature à partir de son existence, sans coller au Docteur Frankenstein. Cela sera probablement le sujet de la suite.

C'est un peu un film sans âme. Malgré un travail superbe sur tout ce qui se voit, malgré le talent des acteurs, malgré le talent de Guillermo Del Toro, le film est long. 

La créature est un superhéros, immortel. Nous ignorons si cela est dans le roman initial, néanmoins cela sent un peu trop le superhéros, maladie de beaucoup de fictions de ces quinze dernières années. 

poster du film Bande-annonce Frankenstein 

vendredi 5 février 2021

At Eternity's Gate (1h51, 2018) de Julian Schnabel

Avec  Willem Dafoe, Rupert Friend, Oscar Isaac, Mads Mikkelsen, Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner, Niels Arestrup, Anne Consigny, Amira Casar, Vincent Perez, Lolita Chammah.

Les derniers mois de la vie de Vincent Van Gogh, de son départ de Paris à sa vie dans le sud de la France (Arles), puis sa remontée en asile (Auvers-Sur-Oise).

Un film qui parle de peinture, de la création et des états d’âmes de Vincent Van Gogh, de sa relation avec Paul Gaugin ou avec son frère Théo, de ses interactions difficiles avec les gens à Arles: les enfants, ses camarades dans l’hôpital psychiatrique, les habitants du village dans le sud de la France, sa logeuse et son personnel. Mais aussi de sa recherche de solitude tout en ne voulant pas être seul et souffrant de cette solitude. C'est d'ailleurs ce qui marque, cette solitude du personnage, sa souffrance qui en résulte.

Malgré ses pauses plastiques (visuelles et musicales, multiples plans d'ensemble avec Vincent Van Gogh marchant, quelquefois avec comme bande-son uniquement un piano) et ses silences, le film rend attachant le personnage et suscite de l’émotion. Très beau personnage donc, avec un Willim Dafoe envouté et convaincant qui traduit parfaitement sur son visage la souffrance du personnage.

La direction d'acteur est subtile. La séquence de Mads Mikkelsen est étonnante (la meilleure prestation de Mads Mikkelsen à ce jour) et permet de donner des informations sur le personnage Vincent Van Gogh et sa conscience de la situation et sur sa vision du monde, et ceci au bon moment de la narration.

 At Eternity's Gate Poster

mercredi 11 novembre 2020

Robin des bois (2010, 2h20) de Ridley Scott

Avec Russell Crowe, Cate Blanchett,  Max von Sydow, William Hurt, Mark Strong, Oscar Isaac, Danny Huston, Eileen Atkins, Mark Addy, Matthew Macfadyen, Kevin Durand, Scott Grimes, Alan Doyle, Douglas Hodge, Léa Seydoux.

Ce Robin des Bois reste une déception. Principalement parce qu'il n'a aucun rapport avec le Robin des Bois que nous connaissons (pour les personnes âgées comme nous). Et qui dans notre mémoire évoque de la dynamique, de la légèreté, de l'humour, quelqu'un qui pille les riches pour donner aux pauvres (le patron étant Les Aventures de Robin des Bois - 1938 - de Michael Curtiz et William Keighley, puis refait à de multiples reprises). Il n'y a rien de tout cela ici.

Le film finit ici sur la genèse du Robin des Bois que nous connaissons, et encore cela est très rapide et arrive de manière abrupte. Le film prépare la petite équipe qui soutiendra Robin des Bois et ses différents personnages. Peut-être ce film a-t-il été conçu comme un prélude à une franchise... Ce qui peut paraître ridicule au milieu des franchises Star Wars et Marvel/DC-Comics.

Néanmoins, Ridley Scott a voulu faire un film historique sur cette période du moyen âge entre l'Angleterre et la France. Film historique, comme il aime en faire (1492: Christophe Colomb  - 1992 -, Exodus: Gods and Kings - 2014 -, Gladiator - 2000 -), mais aussi comme il sait les réussir avec brio (Kingdom of Heaven -  2005 -, Duellistes - 1977 -).

Le film n'est pas ennuyeux, mais au total nous restons sur notre faim. Il n'y a pas d'humour. Ce n'est pas gai. Le film est très terne et pas très joyeux. La narration prend son temps (scénario de Brian Helgeland), l'histoire progresse et nous la suivons avec intérêt, mais sans être passionnante car très prévisible. Mais clairement le film aurait dû porter un autre nom.

En complément, la distribution est parfaite. Les horreurs de la période sont sympathiques, notamment dans le réalisme des armes, us et coutumes, costumes, protocoles entre dominants et dominé. Russell Crowe n'est pas très loin de son personnage de Gladiator (2010). Un peu mystérieux, nous ne comprenons pas toujours les décisions qu'il prend. Mais la distribution autour est parfaite.

Robin des Bois Poster