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jeudi 30 juin 2022

Cape Et Poignard (Cloak and Dagger, 1h46, 1946) de Fritz Lang

Avec Gary Cooper, Robert Alda, Lilli Palmer, Vladimir Sokoloff, J. Edward Bromberg, Marjorie Hoshelle, Ludwig Stössel, Helene Thimig, Dan Seymour, Marc Lawrence, James Flavin.

Cela se veut un film d'espionnage, le film en ayant des caractéristiques, avec l'infiltration en terrain ennemi pour une course contre les nazis, mais une bonne partie du film est consacrée à la relation de Gary Cooper avec Lilli Palmer, sans autres  enjeux que l'instigue sentimentale entre eux deux. Et à ce titre, le film manque cruellement de rythme et  perd de sa tension au milieu. Nous sommes très loin de Chasse À L'Homme (Man Hunt, 1941) qui est toujours passionnant.

Le scénario n'est pas habile, avec la conversion subite de Gary Cooper en espion n'est pas écrite et nous n'y croyons pas (elle est expédiée en quelque seconde). Nous pouvons nous demander si distribuer Gary Cooper en espion n'était pas un mauvais choix. Il est dans l'affectif, l'émotion (ses scènes avec Lilli Palmer fonctionnent), la souffrance interne. Cela ne correspond pas à profil d'un espion. Par contre le personnage de Lilli Palmer est émouvant et à un taux d'empathie important. Cela fonctionne parfaitement lorsqu'elle évoque sa vie pendant la guerre. Le personnage de Vladimir Sokoloff est trop plaintif et nous ennuie.

 Cape ET Poignard [Blu-Ray]

vendredi 22 décembre 2017

Les tueurs (The Killers, 1946) de Robert Siodmak

Avec Burt Lancaster, Ava Gardner, Edmond O'Brien, Albert Dekker, Sam Levene,  Virginia Christine, Vince Barnett, Jeff Corey, Jack Lambert, Charles McGraw, William Conrad, Queenie Smith, Phil Brown, Donald MacBride, Charles D. Brown, Harry Hayden, Bill Walker.
Les Tueurs

Un classique du film de gangsters. Et du film Noir. Le film commence par une séquence où deux tueurs débarquent dans une petite ville étasunienne, et abattent de sang-froid Burt Lancaster, qui visiblement s'y attend et ne fait rien pour y échapper. Cette première séquence impressionne, par des dialogues mordants et secs, par sa violence, par l'utilisation du noir profond dans les décors (le film est en noir et blanc).
Ensuite le film est une enquête conduite par l'assureur (Edmond O'Brien) qui souhaite comprendre, car il y a une bénéficiaire à l'assurance sur la vie qu'avait contractée Burt Lancaster. Nous y retrouvons le petit gang qui prépare un casse, qui se déroule, et avec de multiples trahisons, et avec une femme fatale.
La femme fatale est interprétée par Ava Gardner, dont l'interprétation n'est pas convaincante du tout: elle joue mal.
Edmond O'Brien quant a lui, avec son personnage plutôt cynique, que nous croyons au début avoir de l'empathie pour Burt Lancaster, est juste un truc de scénariste pour que le spectateur suive l'enquête. Sa motivation se révèle plutôt financière et ridicule et sans aucune empathie pour le pauvre Burt Lancaster. Tout cela est très cynique, et noir, justement.

mardi 12 novembre 2013

LA VIE EST BELLE (1946, IT'S A WONDERFUL LIFE) DE FRANK CAPRA



C'est curieux de revoir ce Capra. Par certains éléments il est très daté. Mais le film l'emporte et devient passionnant ou en tout cas difficile à décrocher. Multiples personnages, multitude de sous histoires, tout cela est bien écrit. Capra ose tout et même l'histoire avec l'ange, même si elle est invraisemblable, elle fonctionne.
Curieux de voir un film étatsunien où le méchant est le capitaliste qui broie les familles et les individus.