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mardi 15 août 2017

Independence Day: Resurgence (2016) de Roland Emmerich

Avec Liam Hemsworth, Jeff Goldblum, Bill Pullman, Jessie Usher, Maika Monroe, Vivica A. Fox, Sela Ward, William Fichtner, Judd Hirsch, James A. Woods, Charlotte Gainsbourg, Travis Tope, Joey King, Brent Spiner, Deobia Oparei, Patrick St. Esprit, Angelababy, Gbenga Akinnagbe.

Independence Day : Resurgence - Édition Limitée boîtier SteelBookC'est ce qu'on appelle un navet. Nous savions que Roland Emmerich n'était pas un artiste ni un metteur en scène intéressant. Il n'y a pas de point de vue. Si ce n'est une volonté d'être plus américain que les Américains. Éliminons de suite tous les éléments techniques qui ici sont nominaux c'est-à-dire de bonne qualité, mais sans aucune invention et différenciation par rapport aux tout venant de ce genre de production. Nous avons même quelquefois l'impression qu'ils sont bâclés ou plutôt un peu froid et manquant de réalisme (sic!). Nous pouvons noter que les séquences d'actions sont mal montées: manque de lisibilité, confusions et manque de spatialisation.
L'histoire est tellement bête et prévisible que l'on se demande bien pourquoi et comment des gens sont prêts investir de l'argent pour faire ce genre de film. Même Jeff Goldblum a l'air en permanence de se demander ce qu'il fait dans cette galère. Pendant une fraction de seconde nous nous disons que c'est son personnage, mais non. Seul Liam Hemsworth s'en sort bien; mais il est vrai qu'il est ici dans son registre nominal.
Et nous restons toujours étonnés que des extraterrestres qui possèdent une telle technologie soient aussi bêtes et se fassent avoir aussi facilement. Le film est suffisamment mauvais pour que nous souhaitions ardemment que les extraterrestres gagnent, mais ce n'est pas le cas, malheureusement...

jeudi 3 novembre 2016

Hunger Games - La Révolte : Partie 1 et Partie 2 (2015) de Francis Lawrence

Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Julianne Moore, Philip Seymour Hoffman, Jeffrey Wright, Stanley Tucci, Donald Sutherland, Willow Shields, Sam Claflin, Jena Malone, Wes Chatham, Natalie Dormer.

Hunger Games - La Révolte : Partie 2Hunger Games - La Révolte : Partie 1 Blu-rayÀ la nullité du deuxième de franchise (Hunger Games - L'Embrasement, 2013) succèdent ce troisième épisode découpé en deux parties de deux heures chacune. Et là, la franchise suscite à nouveau l'intérêt: ce mélange de futur (les éléments technologiques: véhicules, armes) et d'ancien (la décoration chez le dictateur Snow), de technologies (ce monde futuriste où la communication est une arme) et de nature (beaucoup de paysages naturels verdoyants) suscitent l'intérêt. D'ailleurs, il est possible de passer directement au premier épisode à ceux-ci, ce qui donne une vraie trilogie.
C'est là où le film est le plus intéressant, dans l'utilisation que fait chaque camp de la communication et de l'image, de l'image de Katniss Everdeen alias Jennifer Lawrence. Chaque camp essayant de contrôler les foules. Y compris la dictatrice Alma Coin alias Julianne Moore. Ce qui donne une ambiguïté de bon aloi et une conclusion sympathique.
Ce troisième épisode découpé en deux morceaux est très bavard, et parsemé de séquences d'actions assez spectaculaires.
Au total une bonne surprise. On regrette quand même les exubérances vestimentaires du premier épisode qui fournissaient un peu d'humour et de légèreté.

vendredi 17 avril 2015

Hunger Games l'Embrasement (2013) de Francis Lawrence

Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Lenny Kravitz, Philip Seymour Hoffman, Jeffrey Wright, Stanley Tucci, Donald Sutherland, Amanda Plummer.

On reste toujours étonné devant un tel sujet, qu'une série B aurait traité en 1h20, et ce en un seul film. Ici c'est déjà le deuxième et il y en aura quatre en tout. Et la durée est de plus de 2h20, et le film très verbeux, s'étire péniblement pendant une heure et demie de bla-bla et de boursouflure.
Autant le premier volet était un film de survie rigolo et un peu inventif, avec de la violence, autant ici le film s'étire en longueur pour s'interrompre en plain milieu de l'action. Action qui nous avait réveillées et suscité un peu d’intérêt quelques minutes avant.
Et en plus de se terminer mal, et ne pas clôturer son histoire: il faut visionner la suite pour comprendre ce qui se passe. Suspense torride. Les scénaristes sont devenus paresseux.
L'effet néfaste de Peter Jackson (Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit, avec leurs trois films mal terminés) semble devenu le standard de la boursouflure.
Il est possible de se demander pourquoi, plutôt que de réaliser des produits déséquilibrés et sans personnalité, ils ou elles ne font pas une série télévisée directement; l'étirement et les multiples personnages du sujet s'y prêtent bien. Et l'univers diégétique s'y prête bien aussi.
Le film fait penser à une pâte (je veux dire la préparation de composition variable et de consistance plutôt molle, destinée à des usages pâtissiers.) , pâte feuilletée par exemple, que l'on roule, que l'on étend, que l'on élargit et étire, que l'on roule encore, en évitant que ça casse.  Le troisième volet étant étiré sur deux films! Pour passer de boursouflure à baudruche? Nous verrons bien.
Ceci étant dit, la direction artistique est de bon niveau et les acteurs bons. Il y a un travail spectaculaire et amusant sur les costumes et les maquillages.
Mais le film manque cruellement de violence et de subversion.


samedi 23 novembre 2013

HUNGER GAMES (2012) DE GARY ROSS

Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Lenny Kravitz, Stanley Tucci,  Donald Sutherland.


Hunger Games est encore une dystopie. Qui reprend les canons qu'instancient les Rollerball ou d'autres films d'anticipation où les pauvres sont exploités et les nantis dirigent et se servent des pauvres pour assoir leur domination.
Ici la force du film est de mixer un univers d'anticipation dans un monde de verdure et écologique (une bonne partie du film se déroule dans une forêt) ce qui lui permet de convoquer les schémas du film de survie avec beaucoup d'actions.
Le film est suffisamment malin pour ne pas divulguer facilement ce vers quoi l'histoire va évoluer.
Les acteurs sont tous convaincants.
La direction artistique mélange technologie futuriste, costumes recherchés et ridicules pour les nantis, univers très ternes et dépressifs pour les pauvres.
De la belle ouvrage.
La suite devrait être intéressante: quels éléments constitutifs de ce film seront amplifiés par les producteurs, correspondant aux fondamentaux à reproduire dans la suite pour convoquer à nouveau le succès commercial?

vendredi 11 janvier 2013

Expendables 2: Unité Spéciale (2012) de Simon West

Avec Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet  Li, Dolph Lundgren, Chuck Norris, Jean-Claude Van Damme, Bruce Willis, Arnold Schwartzenegger, Terry Crews, Randy Couture, Liam Hemsworth, Scott Adkins, Yu Nan, Charisma Carpenter.


Ce deuxième Expendables est une bonne surprise. Mieux rythmé, plus classique et moins grossier que le premier, mais aussi moins original.
Revoir ce film en vidéo revient à lire une pancarte: je suis un dessin animé, nous sommes des personnages de cartoon.
Expendables 2 - Unité spéciale - Combo Blu-ray + DVD - Édition boîtier SteelBookTout, des personnages, des séquences d'actions avec les incrustations numériques de gerbes de sangs lors des séquences d'action (c'est-à-dire presque tout le temps), à certaines séquences (l'avion qui fonce dans un tunnel, l'utilisation d'une mini voiture comme auto mitrailleuse) est du domaine de l'invraisemblable et du trop. Mais c'est le principe du film. À la fois très violent et invraisemblable,  et contenant son lot de visages burinés par l'âge, la chirurgie, l'alcool et les maquillages. Seul Jason Statham à l'air "naturel", comme dans ses autres films. Les autres, par leurs physiques sont irréels et paraissent invraisemblables: Stallone, Schwarzenegger, Morris, Van Damme. On se délectera encore des tronches de toutes ces personnalités démodées (has been) du film d'action des années 70 (Chuck Norris) aux années 2000 (Jason Statham).On se délectera aussi du coté auto référentiel et presque auto parodique de chacun des personnages vis-à-vis de leur propre mythologie.
Le boulot de Simon West est classique et donne un film bien construit, à la progression dramatique limpide. Son souci a été la lisibilité. Son savoir-faire en la matière n'est plus à prouver (avec un bon scénario, il s'en sort bien et le sert bien). Et donc beaucoup plus fluide et moins expérimental (beaucoup moins de très gros plans et de plans rapprochés du premier de Sylvester Stallone.) que le premier de franchise.
La présence de Yu Nan rend le film plus exportable en Asie, mais aussi fournit quelques scènes avec une présence féminine (dans ce monde d'hommes) dont quelques séquences incongrues (presque  irréelles ou ridicules) dans le contexte général du film.