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vendredi 14 mai 2021

Les Rôdeurs De La Plaine (Flaming Star, 1h41, 1960) de Don Siegel

Avec Elvis Presley, Barbara Eden,Steve Forrest, Dolores del Rio, John McIntire, Rodolfo Acosta, Karl Swenson, Ford Rainey, Richard Jaeckel, Anne Benton, L.Q. Jones, Douglas Dick, Tom Reese.

Elvis Presley chante juste au début (pendant la séquence d'ouverture), puis il fait l'acteur, plutôt bien, dans le rôle d'un métis, tiraillé entre des Indiens Kiowas qui en ont assez d'être maltraités par les blancs, et sa famille avec sa mère indienne (Dolores Del Rio) et son père blanc (John McIntire). La famille métissée suscite craintes et sollicitations des deux camps (les blancs racistes, les Indiens sur le sentier de la guerre): il leur est demandé de choisir un camp, ou alors ce qui arrive (une famille de fermiers blancs est massacrée par le nouveau chef des Kiowas) est de leur faute. Le film montre bien les problèmes de cohabitation et racisme.

Le scénario fait monter progressivement la tension et utilise les tiraillements possibles ce qui conduit Elvis Presley à choisir son camp et à mal finir (il est clair qu'il était difficile de faire chanter Elvis Presley pendant le film compte tenu du sujet). Ses motivations et son changement subit de camp sont assez rapides et moyennement préparés par le scénario, mais il est vrai que sa situation est difficilement tenable.

Sur le plan technique, le CinemaScope est superbe: Don Siegel sait l'utiliser tout à la fois dans sa largeur, mais aussi sur la profondeur de champ. Les acteurs sont tous bons, et la direction d'acteur est subtile avec des acteurs comme Steve Forrest dans le rôle du frère (bien blanc lui), Dolores Del Rio dans le rôle de la mère indienne, John McIntire dans le rôle du père de famille, tous très bons.

Les Rôdeurs de la Plaine [Édition Spéciale Combo Blu-Ray + DVD]

samedi 4 avril 2020

3h30 Pour Yuma (3:10 to Yuma, 1957) de Delmer Daves

Avec Glenn Ford, Van Heflin, Felicia Farr, Leora Dana, Henry Jones, Richard Jaeckel

Ce film de Delmer Daves est une curiosité, sans être pleinement convaincant.
15.10 do Yumy PosterLe sujet concerne le transport vers le train de 3h10 à Yuma d'un méchant interprété par Glenn Ford; ceci étant fait par Van Heflin, fermier, qui a besoin d'argent, et se retrouve seul à transporter le méchant, car personne d'autre ne veut le faire (ceux qui l'aidaient le quittent un à un). C'est un canevas de scénario déjà vu et fait et qui le sera encore.
Le scénario prend son temps pour installer ses différents personnages en préalable, avec d'un côté le fermier qui galère et de l'autre le bandit un peu insouciant, mais conscient dans certains nombres de valeurs.
Nous sommes étonnés aussi de la séquence avec Felicia Farr, scène de séduction où la relation avec Glenn Ford se termine au lit, plutôt moderne et un peu surprenante par rapport au reste de l'histoire et ce qui va suivre. Si ce n'est pour montrer et caractériser le personnage de Glenn Ford, qui après la dureté du début du film, montre une expérience et un recul sur la vie.
Nous sommes moyennement convaincus par la fin du film où finalement Glenn Ford aide Van Heflin qui possède une éthique et une certaine morale. Et accepte d'aller en prison.
La photo du film en noir et blanc aide beaucoup à l'ambiance et au ton âpre du film.


vendredi 16 août 2019

Le Souffle De La Violence (The Violent Men, 1955) de Rudolf Maté

Bande-annonce Le Souffle de la violence - Édition SpécialeAvec Glenn Ford, Barbara Stanwyck, Edward G. Robinson, Dianne Foster, Brian Keith, May Wynn, Warner Anderson, Basil Ruysdael, Lita Milan, Richard Jaeckel.


Un western à la fois riche (Harry Kleiner au scénario) et rapide, sans trop de mousse dramatique (96 minutes). Le canevas est standard: un grand propriétaire (un cattle baron, Edward G. Robinson en infirme qui fait trop confiance à sa femme) veut posséder toute la vallée pour ses bêtes. Il est prêt à tout, avec l'aide de son frère (Brian Keith, grimé en brun avec moustache mexicaine), allant jusqu'à incendier les maisons et tuer ceux qui ne veulent pas lui vendre. Le héros, Glenn Ford (impeccable dans son interprétation rentrée qui fait passer des émotions avec des expressions minimales), s'en moque tant qu'il n'est pas concerné directement, et en plus il finira par travailler pour le grand propriétaire: héros qui ne le devient que mis au pied du mur et uniquement parce qu'il se trouve concerné.
https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/469-le-souffle-de-la-violence.htmlÀ la manette il y a la femme du grand propriétaire, Barbara Stanwyck, parfaite en égoïste menteuse prête à tout pour posséder tous les terrains et manipulant adroitement son mari et son frère (qui est aussi son amant): le Mal incarné. La chérie de Glenn Ford n'est pas en reste en femme égoïste et manipulatrice, mais Glenn Ford fini pas la plaquer pour la fille du grand propriétaire (Dianne Foster, le seul personne constant et... contre la violence).
Tout ceci est mené tambour bâtant avec meurtres dans le dos (Richard Jaeckel dans le rôle du tueur), incendies, embuscades, un enchainement de violences et de meurtres réguliers.
Beaucoup de décors extérieurs requis pour les déplacements entre les différents lieux.
Pour les scènes d'intérieur en studio chez le cattle baron ou chez Glenn Ford, d'affreuses toiles peintes pour figurer l'extérieur à travers les fenêtres font un peu tache.
Au total le film porte bien le titre français, ainsi que le titre original étendu: the violent women and men.