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samedi 11 juillet 2026

Un Ours Dans Le Jura (1h49, 2024) de Franck Dubosc

Avec Franck Dubosc, Laure Calamy, Benoît Poelvoorde, Joséphine de Meaux, Kim Higelin, Mehdi Meskar, Timéo Mahaut, Emmanuelle Devos.

Comédie à l'humour noir avec une Laure Calamy en psychopathe, avec Franck Dubosc en débile, mari de Laure Calamy, et avec Benoît Poelvoorde qui compose le chef de la police locale, qui est confrontée à une série d'évènements qui concernent le couple précité, et qui s'avère être le seul personnage censé. Morts accidentelles, magots que plusieurs personnes se disputent, car aubaine financière, mais auss enquête policière à la mode de la gendarmerie locale, hors-la-loi improvisés, le tout dans un décor de campagne en hiver : ce sont les multiples composantes de cette comédie. Ces divers ingrédients font de ce film policier à l'humour noir une réussite dans son genre. Les acteurs sont de plus bien dirigés et il contient son propre climat.

poster du film Bande-annonce Un ours dans le jura 

dimanche 1 décembre 2024

Adoration (1h38, 2019) de Fabrice du Welz

Avec Thomas Gioria, Fantine Harduin, Benoît Poelvoorde, Anaël Snoek, Gwendolyn Gourvenec,  Peter Van den Begin,  Charlotte Vandermeersch, Laurent Lucas, Martha Canga Antonio, Sandor Funtek

Belle réussite que cette histoire, très bien écrite (trois scénaristes), où un adolescent, Thomas Gioria, qui vit en autarcie avec sa maman, qui travaille dans un hôpital psychiatrique, ce qui va lui permettre de croiser une nouvelle pensionnaire, Fantine Harduin, qui va bouleverser sa vie. Elle va provoquer l'adoration du titre : il est fasciné par cette jeune fille.

Fabrice du Welz compose avec brio des séquences atmosphériques, par moment en suspension, avec des scènes très brutes et violentes, égrenées tout un long d'un voyage qu'entreprennent nos deux amoureux. Voyage qu'ils vont principalement effectuer sur l'eau, et au cours duquel ils vont croiser différents personnages. Leur dernière rencontre sera décisive pour la suite du récit. Parmi ces personnes qu'ils vont croiser, il y a l'apparition d'un personnage interprété par Benoit Poelvoorde dans une courte apparition, mais puissante et mémorable, pour un personnage lui aussi en suspension et à fleur de peau.

Un beau film et une curiosité.

Bande-annonce Adoration 

samedi 18 mars 2023

En Place (6 épisodes de 30 minutes, 2023) de François Uzan et Jean-Pascal Zadi

Avec Benoît Poelvoorde, Jean-Pascal Zadi, Eric Judor, Emmanuel Dehaene, Fadily Camara, Panayotis Pascot, Sean Guégan, Marina Salehzada, Jean-Christophe Brétignière, Marina Foïs, Fary.

En place, ou comment un animateur dans un quartier populaire devient candidat à l'élection présidentielle. Le film présente les dessous d'une élection présidentielle avec l'ensemble des perfidies qui l'accompagne (intéressement, trahison), mais aussi la vie des banlieues avec des multiples communautés, sur un format de trois heures qui permet les différents développements.

Mention spéciale à la distribution, Jean-Pascal Zadi (en naïf qui fonctionne toujours en deux temps), Benoît Poelvoorde (en politicien calculateur complètement intéressé), Éric Judor (en conseiller perfide) en tête, tous parfaits.

C'est une comédie, mais beaucoup d'éléments sous-jacents ne sont pas reluisants, que ce soit dans la campagne présidentielle ou au sein de la banlieue, avec de partout des trahisons, des influences, des éléments pas très sympathiques, qui font de cette série une comédie dramatique plus qu'une comédie.

En place

jeudi 4 juin 2020

Au Poste! (2018) de Quentin Dupieux

Avec Benoît Poelvoorde, Grégoire Ludig, Marc Fraize, Anaïs Demoustier, Orelsan, Philippe Duquesne, Jacky Lambert, Jeanne Rosa.

Bande-annonce Au Poste!
Quentin Dupieux commence à nous ennuyer. Ici nous nous embêtons. Peut-être est-ce par l'absence de décors naturels? Peut-être n'y a-t-il pas assez de personnages?
Sa forme est toujours très travaillée et très intellectuelle, il n'y a pas de doute. L'exercice est un peu vain: il ne donne pas de matière au spectateur sur laquelle il peur accrocher, vibrer, trouver intéressant, un truc auquel il s'accroche. Même si l'argument fonctionne pendant une première partie du film (le personnage de Grégoire Ludig).
Benoit fait du Poelvoorde, sans brio (à quand un réalisateur qui lui fait faire autre chose? Un méchant dans un James Bond par exemple?), sans surprise.
Au total l'exercice n'est pas très emballant. Après avoir fait des films qui jouissaient des décors naturels avec brio, le film en chambre ou plutôt en commissariat de police n'inspire pas assez Quentin Dupieux... La forme n'a pas de brio particulier. Nous y retrouvons des bizarreries. Mais un peu à vide.
Le film est terne. A-t-il été bâclé pour des raisons de contraintes de planning?