vendredi 31 juillet 2026

La Fracture (Fractured, 1h39, 2019) de Brad Anderson

Avec Sam Worthington, Lily Rabe, Stephen Tobolowsky, Adjoa Andoh, Lucy Capri, Chris Sigurdson, Chad Bruce, Stephanie Sy, Lauren Cochrane, Erik Athavale.

Honnête série B racontée du point de vue de ce pauvre Sam Worthington, qui est typecasté sur des personnages à trouble et à souffrance. Le film est traité comme un film d'horreur et cela fonctionne (le scénariste, Alan B. McElroy, est un scénariste chevronné qui a écrit un nombre important de séries B, dont certaines d'horreur). Le spectateur est en permanence dans le questionnement sur la réalité que perçoit le personnage de Sam Worthington. C'est plutôt malin et le spectateur se plait à essayer de deviner ce qu'est la réalité, car différents personnages n'ont pas la même perception sur certains évènements qui se sont produits. Bien sûr les choses seront clarifiées dans les derniers moments du film. 

Sam Worthington est parfait et démontre qu'il est un excellent acteur (pour mémoire c'est lui le personnage principal des films Avatar de James Cameron, mais il est peint en bleue dans ceux-ci). 

poster du film Bande-annonce La Fracture

dimanche 26 juillet 2026

Elize : Surgie de l'ombre (1h33, 2026) de Felipe Vellasco

 Avec Lorena Comparato, Denise Weinberg, Julia Konrad, Ana Julia Dorigon, Henrique Kimura, Miwa Yanagizawa, Gustavo Falcão, Julia Shimura, Marat Descartes, Flora Sandyá.

Cette production Netflix aligne tous les chromos attendus : inspiré d'une histoire vraie, d’un meurtre horrible, des flashbacks familiaux sur une famille à problème, et des retours en avant pour relancer la fuite en avant, une histoire de couple qui passe du bonheur au malheur, des éléments d'enquête policière, et un personnage qui souhaite changer de classe.

Tout ceci est très bien fait. Lorena Comparato est formidable. Le spectateur est de tout cœur avec elle. L'ensemble est mené en quatre-vingt-dix minutes, sans images inutiles, dans une société brésilienne qui donne à voir des gens aisés et des gens moins aisés, mais où le malheur est partout.

poster du film Bande-annonce Elize : Surgie de l'ombre 

jeudi 23 juillet 2026

L'Origine Du Mal (2h03, 2022) de Sébastien Marnier

Avec aure Calamy, Doria Tillier, Dominique Blanc, Jacques Weber, Suzanne Clément, Céleste Brunnquell, Véronique Ruggia Saura, Naidra Ayadi, Clotilde Mollet, Blandine Laignel.

Laure Calamy se spécialise dans les rôles de psychopathe. Encore très bonne ici, portée un excellent scénario signé de Sébastien Marnier et Fanny Burdino. Le film est un thriller à la limite de l'horreur où le scénario fait le lien entre une brochette de personnages qui possèdent chacun divers degré de fêlures, et surtout de détestations mutuelles. Et où aucun des multiples personnages n'est celui que l'on comprend de prime abord ou n'est ce que l'on imagine.

Sébastien Marnier signe un exercice de style réussi, où le scénario est habile et empêche le spectateur de deviner ce qui se passe dans la suite.  Et il faut parler de la distribution formidable : Dominique Blanc et Laure Calamy en tête.

poster du film Bande-annonce L'Origine du mal 

Avatar : de Feu et de Cendres (3h17, 2025) de James Cameron

Avec Sam Worthington, Zoe Saldaña, Sigourney Weaver, Stephen Lang, Oona Chaplin, Kate Winslet, Cliff Curtis, Joel David Moore, CCH Pounder, Edie Falco, Brendan Cowell, Jemaine Clement, Giovanni Ribisi, David Thewlis, Britain Dalton.

James Cameron continue son univers. Après l'eau, toujours présente, ici le feu... Bon, ceci est bien mignon, mais ce film est une refabrication du deuxième de franchise sortie en 2022. En conséquence il ennuie assez vite. Les qualités techniques sont là, mais l'histoire nous indiffère. Par ailleurs le film ne renouvelle pas la franchise sur le plan visuel et parait même redondant. Nous nous sommes ennuyés. Ce n'est pas la musique, inaudible ou consternante, qui va sauver les images.

Cela ne donne pas envie de visionner les suites annoncées. Il est temps d'injecter du sang neuf dans cette franchise.

poster du film Bande-annonce Avatar : de Feu et de Cendres 

vendredi 17 juillet 2026

Eega, La Mouche Vengeresse (2h25, 2012) de S.S. Rajamouli

Avec Sudeep, Nani, Samantha Ruth Prabhu, Hamsa Nandini, Crazy Mohan, Santhanam, Adithya Menon, Chandra Sekhar, Srinivasa Reddy, Sivannarayana.

Histoire d'amour et vengeance : comme beaucoup de films d'origine d'Inde (ici provenant de Tollywood, la production des films en langue telugu à Hyderabad dans le Telangana), ce sont les principaux ingrédients de cette histoire. Nani est amoureux de Samantha Ruth Prabhu, qui joue avec lui et le fait attendre. Le perfide Sudeep croise Samantha Ruth Prabhu et décide de la conquérir, car aucune femme ne lui résiste. Il se débarrasse du gentil Nani, qui, pas de chance, par une mécanique de transmutation de l'âme (si l'on croit à la métempsycose, cela est possible), se retrouve mouche. Et notre gentil Nani décide de se venger en tant que mouche, en faisant en sorte de déstabiliser la vie de Sudeep. 

Le film commence comme une comédie romantique, puis bascule dans le dessin animé, avec un scénario astucieux qui utilise pleinement les possibilités d'action d'un personnage sous forme de mouche. Le film bascule ainsi dans un univers de comédie à forte dose d'images animées numériquement, toujours inventives sur le plan visuel.

S.S. Rajamouli confirme qu'il est un réalisateur sur qui il faut compter, qui est capable d'oser beaucoup de choses. Nous sommes loin de l'ampleur ses chefs-d'œuvre RRR (2022) ou des deux Baahubali (The Beginning - 2015 -, The Conclusion - 2017 -), mais finalement pas si loin, car le film contient son lot d'images qui n'existent nulle part ailleurs.

poster du film Bande-annonce Eega, la mouche vengeresse 

samedi 11 juillet 2026

Un Ours Dans Le Jura (1h49, 2024) de Franck Dubosc

Avec Franck Dubosc, Laure Calamy, Benoît Poelvoorde, Joséphine de Meaux, Kim Higelin, Mehdi Meskar, Timéo Mahaut, Emmanuelle Devos.

Comédie à l'humour noir avec une Laure Calamy en psychopathe, avec Franck Dubosc en débile, mari de Laure Calamy, et avec Benoît Poelvoorde qui compose le chef de la police locale, qui est confrontée à une série d'évènements qui concernent le couple précité, et qui s'avère être le seul personnage censé. Morts accidentelles, magots que plusieurs personnes se disputent, car aubaine financière, mais auss enquête policière à la mode de la gendarmerie locale, hors-la-loi improvisés, le tout dans un décor de campagne en hiver : ce sont les multiples composantes de cette comédie. Ces divers ingrédients font de ce film policier à l'humour noir une réussite dans son genre. Les acteurs sont de plus bien dirigés et il contient son propre climat.

poster du film Bande-annonce Un ours dans le jura 

samedi 4 juillet 2026

La Classe Américaine (1h10, 1993) de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette

Le principe est de prendre des plans et bouts de séquences de films classiques hollywoodiens de la Warner et de doubler pour raconter une autre histoire.  George Abitbol, "l'homme le plus classe du monde" meurt en prononçant les mystérieux mots "Monde de merde". C'est le point de départ, et des personnes enquêtent pour connaitre la signification de ces derniers mots...

Le montage est intéressant. Ainsi que l'argument. Néanmoins les dialogues sont très datés et ne font plus rire : caca, pipi, bite, vomi, pet. Cela n'est plus possible de nos jours. Et passer les quinze premières minutes, cela devient pesant et paraît très long.

Par contre cela suscite l'idée de faire la même chose avec les films des années 2000, à base d'hommes en collants (appelé aussi superhéros au sein de certaines franchises).

poster du film La Classe américaine 

Revers de Fortune (Frayed, 2019, saison 1 et 2, 12 épisodes autour de 40 min chacun) de Sarah Kendall

Avec Sarah Kendall,  Kerry Armstrong, Matt Passmore, Ben Mingay, George Houvardas, Doris Younane, Diane Morgan, Frazer Hadfield, Maggie Ireland-Jones, .Alexandra Jensen.

L'argument est simple : une Australienne qui était très riche à Londres se retrouve sans le sou et doit revenir dans sa ville natale d'Australie, avec une nouvelle condition sociale et un lieu où elle retrouve son passé. Ce retour au source familial, sociétal, amical et professionnel, est combiné à une intrigue où il est question d'un meurtre. 
Ce que nous avons apprécié : la reconstitution (vêtements, coiffures, décors) des années quatre-vingt, la qualité des interprètes, le mélange de comédie et de drame, l'évocation frontale des sujets sexuels et des fluides corporels, l'interprétation. Sarah Kendall, scénariste et interprète principale,sais manier l'humour noir, les relations familiales ou le paraître que l'on souhaite afficher à sa ville de naissance. Par ailleurs, elle compose un ensemble de personnages plus ou moins intelligents et plus ou moins subtils de haut vol, entre ceux qui ont raté leur vie, ceux qui sont parvenus, mais dont l'intelligence semble limitée ou ceux qui sont plutôt bêtes sans être méchant. Sarah Kendall a composé un florilège de personnages pour manier un humour noir de haut vol.

 poster de la série Revers de fortune