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jeudi 11 juillet 2024

Le Flic De Beverly Hills : Axel F. (1h58, 2024) de Mark Molloy

Avec Eddie Murphy, Joseph Gordon-Levitt, Taylour Paige, Judge Reinhold, John Ashton, Paul Reiser, Bronson Pinchot, Kevin Bacon, Jameison Walker II, Tony Jones.

Tous les chromos de la franchise Axel Foley sont présents. Cela pourrait paraître désuet, mais cela fonctionne, car tout cela est insignifiant et nous savons qu'Eddy Murphy se sortira de toutes les situations auxquelles les scénaristes le confrontent. Il faut reconnaître que tout ceci est un peu fané, mais retrouver Judge Reinhold, John Ashton ou Bronson Pinchot, est sympathique, tout comme le personnage d'Axel Foley, alias Eddie Murphy. Il y a un côté fané et désuet, tout en gardant un certain charme, pas de nostalgie, mais de satisfaction de retrouver ces chromos au premier degré qui étaient inoffensifs, par exemple avec des méchants de pacotilles, où les méchants sont vaincus, sans second degré, sans noirceur excessive. C'est une forme anachronique en 2024 où l'hystérie, la noirceur, l'ironie sont des basiques. Et ne serait-ce que pour cela, sans être un monument artistique, le film fonctionne.

Mais le film fonctionne, car il y a introduction du personnage de la fille d'Axel Foley, ainsi que du personnage de Joseph Gordon-Levitt, qui sont bien vus, et permettent d'enrichir le scénario. Les professionnels de l'écriture crédités (Will Beall, Kevin Etten et Tom Gormican) ont fait du bon boulot pour entremêler les différents personnages de la franchise plus les nouveaux, tout en restant dans son esprit, mais en la réactualisant légèrement.

Bande-annonce Le Flic de Beverly Hills : Axel F.

dimanche 23 octobre 2022

Lincoln (2h30, 2012) de Steven Spielberg

Avec Daniel Day-Lewis, Sally Field, David Strathairn, Joseph Gordon-Levitt, James Spader, Hal Holbrook, Tommy Lee Jones, John Hawkes.

Steven Spielberg et son scénariste (Tony Kushner) arrivent à rendre passionnante la grande histoire et la petite histoire.

La petite histoire personnelle d'Abraham Lincoln avec sa femme et ses fils. La petite histoire des tractations de l'équipe d'influenceurs pour convertir certains démocrates de voter pour l'amendement que souhaite faire passer Abraham Lincoln.

Le film a le mérite de montrer les petits évènements et petites tractations qui sont sous-jacents aux évènements majeurs: les discussions pour convertir les futurs votants, les tractations avec les républicains, dont Tommy Lee Jones, les tractations avec la délégation sudistes pour négocier la fin de la guerre.

La scène la plus forte est lorsqu’après le vote, Tommy Lee Jones rentre chez lui et où nous rendons compte que sa gouvernante noire est aussi sa compagne. Belle révélation qui donne une saveur au film, le montage insistant bien avant cette scène sur les états d'âme de la servante de la femme de Lincoln.

Sinon, Daniel Day Lewis est impressionnant, avec sa petite voix, ses petits mots et blagues.

Le scénario est fort, car il ne traite pas le personnage comme quelqu'un qui a une réflexion démentielle et une puissance intellectuelle phénoménale ni comme quelqu'un de terre à terre, vulgaire et prolétaire. Mais un mélange des deux, où la mise en scène essaie de montrer toutes les composantes du personnage. Le montage est d'ailleurs un peu trop insistant par moment.

La musique de John Williams est réussie, subtile lorsqu'il le faut, et pléonasmique lorsqu'il le faut.

Sally Field est le gros défaut du film. Son personnage est peu intéressant. Elle ressemble plus à la mère de Lincoln que sa femme. Son interprétation manque de subtilité. Et ses états d'âme n'apportent pas grand-chose à l'ensemble de l'intrigue.

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dimanche 8 août 2021

Snowden (2016, 2h14) de Oliver Stone

Avec Melissa Leo, Zachary Quinto, Joseph Gordon-Levitt, Nicolas Cage, Jaymes Butler, Robert Firth, Scott Eastwood, Timothy Olyphant.

Sur le sujet, le film peut être vu comme un film d'espionnage. C'est l'histoire d'Edward Snowden, qui travaille pour les services secrets à partir des réseaux sociaux et du numérique. C'est son histoire et sa carrière au sein des services secrets états-uniens, ses croyances et prises de conscience, jusqu'à devenir un lanceur d'alerte sur ce qu'est capable de faire le gouvernement américain.

C'est bien un sujet pour Oliver Stone. Très didactique et explicatif, c'est-à-dire riche d'une multitude de détails et complètement à charge de ce qu'est capable de faire l'état américain. Même si de prime abord le personnage d'Edward Snowden n'intéresse pas, le scénario est passionnant et le film se suit comme un thriller par un habile montage de retours en arrière: tout le film est un flash-back à partir de la séquence où Edward Snowden donne ses informations à des journalistes anglais, dans un processus qui n'est pas simple avant d'arriver à la publication dans un journal anglais.

Olivier Stone n'est pas connu pour la subtilité de ses films. Cela n'a toujours pas changé. Tout est à charge et le bulldozer dramatique fonctionne parfaitement. Le bon côté du film est sur le sujet et la dénonciation que veut faire Oliver Stone; car le personnage de Snowden lui-même n'est pas particulièrement sympathique ni attachant.

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mardi 24 novembre 2020

Les Sept De Chicago (2020, 2h09) de Aaron Sorkin

Avec Eddie Redmayne, Alex Sharp, Sacha Baron Cohen, Jeremy Strong, John Carroll Lynch, Yahya Abdul-Mateen II, Mark Rylance, Joseph Gordon-Levitt, Ben Shenkman, J.C. MacKenzie, Frank Langella, Danny Flaherty, Noah Robbins, Michael Keaton.

Le film de tribunal, qui est un genre à part entière, est ici représenté par un bon exemple. Le contexte est le procès forcé par le FBI de membres de la gauche étasunienne au début des années 70: pacifistes, hippies, militants anti-guerre, extrême gauche. Nous sommes en pleine guerre du Vietnam et en pleine contestation. Lors d'une manifestation, la police est agressée et fonce sur la foule. Le procès accuse sept de ces manifestants, dont un activiste noir qui n'a rien à voir avec les manifestations.

Le film est passionnant, principalement par la diversité des personnes inculpées, chacun avec un parcours et représentant un type d'étatsunien. Dans un procès où le juge (Frank Langella, parfait) n'est visiblement pas impartial. La narration articule le procès avec des retours en arrière et présentations des évènements et les stratégies associées, par les inculpés et par l'équipe du procureur. Les personnages les plus marquants étant ceux de Eddie Redmayne et Sacha Baron Cohen pour les accusés, et Mark Rylance dans le rôle de leur avocat.

De la belle ouvrage pour un film à charge contre le FBI (période J. Edgar Hoover) et la justice étatsunienne.

Les Sept de Chicago Poster