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lundi 6 janvier 2025

Saints & Sinners (In The Land Of Saints And Sinners, 1h46, 2023) de Robert Lorenz

Avec Liam Neeson, Kerry Condon, Desmond Eastwood, Conor MacNeill, Seamus O'Hara, Bernadette Carty, Ciarán Hinds, Niamh Cusack. Michelle Gleeson.

Liam Neeson revient sur ces terres ancestrales de l'Irlande. Il a son trauma usuel que nous avons déjà oublié. Il y a l'IRA et son terrorisme. Ces terroristes vont croiser Liam Neeson qui est un tueur local qui travaille sur de petits contrats. Bien évidemment, il ne faut pas embêter le Liam Neeson qui se retrouve donc à devoir tuer tous les méchants qui embêtent les autres. Le film possède de magnifiques décors naturels qui donnent un climat et une ambiance au film. Même dans ces paysages désertiques de l'Irlande il se passe des choses horribles et assez incroyables. Liam Neeson à l'air de croire à son personnage.

Robert Lorentz est un produit des films de Clint Eastwood (producteur, assistant), il sait comment se fabrique un film. Et son deuxième était déjà avec Liam Neeson (The Marksman, 2021), ils se sont bien entendus.

Une production honnête, sans révolution, mais qui convient à la tristesse et au poids que porte le personnage de Liam Neeson. Liam Neeson n'est pas un des Saints du titre. Il s'agit donc d'une cuvée légèrement au-dessus de la moyenne des productions Liam Neeson standards.

Bande-annonce Saints & Sinners

lundi 19 août 2024

Marlowe (1h49, 2022) de Neil Jordan

Avec Liam Neeson, Diane Kruger, Jessica Lange,  Brenda Rawn, Alan Moloney, Stella Stocker, François Arnaud, Darrell D'Silva, Ian Hart, Kim DeLonghi, Stephan Wiks,  Tony Corvillo, Mitchell Mullen, Patrick Muldoon, Daniela Melchior, Roberto Peralta.

Malgré un gros travail sur les décors, malgré une distribution riche, malgré une histoire bien tordue et sinueuse dont nous perdons le fil régulièrement, malgré un magnifique travail de reconstitution (décors, costumes), le film ressemble à beau livre, mais nous ennuie à intervalle régulier, et fini par susciter le désintérêt. Pourtant le travail de Neil Jordan n'est pas à prouver. Pourtant le talent d'écriture de William Monahan est connu.

Liam Neeson à l'air d'y croire. Et cela change de ses séries B d'actions qu'il enchaîne. Diane Kruger est mal coiffée et mal habillée. Mais la sauce de prend pas. En tout cas le film a suscité plus d'ennui que d'intérêt. La multitude de personnages et d'intrigues perd le spectateur en cours de route. Le film reste un beau livre d'images. Le format film n'est-il pas trop étroit pour une telle histoire ; le format série aurait peut-être été plus adapté ?

Bande-annonce Marlowe

dimanche 25 décembre 2022

Seraphin Falls (1h55, 2006) de David Von Ancken

Avec Liam Neeson, Pierce Brosnan, Michael Wincott, Xander Berkeley, Ed Lauter, Tom Noonan, Kevin J. O'Connor, Anjelica Huston, John Robinson.

Beau western, qui se veut naturaliste, qui compte la poursuite éperdue et au-delà de tout raisonnable que conduit Liam Neeson pour retrouver Pierce Brosnan. Pendant une bonne partie du film, le spectateur est en empathie avec le personnage de Pierce Brosnan, qui est traqué sans relâche, Liam Neeson étant radical et sans empathie pour les membres de son groupe, qu'il rémunère (d'où son absence de sentiment). La raison de cette traque reste longtemps sans explication pour le spectateur, si ce n'est qu'il y en a Pierce Brosnan qui fuit, et l'autre, Liam Neeson, très opiniâtre est prêt à tout pour retrouver Pierce Brosnan. Et petit à petit, lorsque le spectateur en sais un peu plus sur chacun des deux personnages (avec un lot de flashbacks relatifs aux deux personnages, savamment dosés pour que l'explication ne soit pas claire du premier coup), les personnages se révèlent riches et profonds et pas là où le spectateur les attendait, et les concepts de gentil et méchant ne sont plus aussi simples.

La grande qualité du film réside aussi dans son utilisation des décors, très variés, ce qui en fait aussi un très beau spectacle: forêt, neige, montagne, désert, qui permettent le suspense (le froid, le chaud). Et dans les autres humains qu'ils croisent: les paysans, le camp, Wes Studi, Angelica Huston, entre autres.

Bande-annonce Seraphim Falls

dimanche 7 août 2022

Mémoire Meurtrière (Memory, 1h54, 2022) de Martin Campbell

 Avec Liam Neeson, Guy Pearce, Taj Atwal, Harold Torres, Ray Fearon, Monica Bellucci, Ray Stevenson, Mia Sanchez, Daniel De Bourg, Natalie Anderson, Rebecca Calder, Scot Williams.

Le père Liam Neeson joue de son âge et compose un succès-damné de John Wick, où le tueur en série et à gage est très proche de la retraite. Au point qu'il aurait dû la prendre depuis quelque temps, car il est atteint d'une maladie neurodégénérative incurable du tissu cérébral qui entraîne la perte progressive des fonctions mentales et notamment de la mémoire. Cela permet de pimenter le scénario d'éléments cocasses. Liam Neeson est parfaitement dans sa mythologie masochiste qu'il interprète depuis plusieurs années maintenant.

Pour le reste le film est un bon film de série (qui serait B) où les personnages secondaires sont un peu plus fouillés qu'à l'accoutumée (travail facile pour le scénariste, car il a le roman initial et le premier film belge - 2003 - basé sur le roman), que ce soit Guy Pearce, Taj Atwal ou Harold Torres. Nous pouvons gratifier le film de liens avec les réalités que sont la maladie neurodégénérative évoquée, le trafic d'humains, l'immigration mexicaine vers les USA, la pédophilie ou la justice injuste (l'histoire de la femme et de l'enfant de Guy Pearce). Bref, il s'agit d'une série B qui sous ses oripeaux de films d'enquête, de traque et d'action, possède de solides adhérences sociétales.

Bande-annonce Memory

dimanche 6 février 2022

Albert A L'Ouest (A Million Ways to Die in the West, 1h56, 2014) de Seth MacFarlane

 Avec Seth MacFarlane, Charlize Theron, Amanda Seyfried, Liam Neeson, Giovanni Ribisi, Neil Patrick Harris, Sarah Silverman, Christopher Hagen, Wes Studi.

Il s'agit d'un western, qui traite le sujet par le biais de l'iconoclastie, trou, pipi, caca, vomie. Mais fait avec de bons acteurs, Seth MacFarlane en tête, mais aussi Charlize Theron ou Liam Neeson, Giovanni Ribisi ou d'autres. Seth MacFarlane devait jouir d'une certaine popularité pour qu'il trouve le budget pour cet ensemble avec ces stars.

Mais cet ensemble est bien pauvre en invention, et parait très vite long tant le film manque furieusement de subversion, de vrai excès ou tout simplement de vrais personnages auquel le spectateur peut avoir un peu d'empathie. Il s'agit bien d'un navet et pas d'un nanar. C'est mauvais, mais pas suffisamment sympathique pour en faire un nanar.

Et une comédie de plus de 90 minutes est forcément ratée. La comédie nécessite dynamisme, concision, d'aller à l'essentiel, et n'a que faire des états d’âme de ses personnages: le film essaie d'introduire des éléments mélodramatiques sous-jacents aux personnages: nous nous en moquons.

Albert à l'ouest

La Ballade de Buster Scruggs (The Ballad of Buster Scruggs, 2h13, 2018) de Ethan Coen et Joel Coen

Avec Tim Blake Nelson, James Franco, Liam Neeson, Harry Melling, Tom Waits, Bill Heck, Zoe Kazan, Brendan Gleeson, Jonjo O'Neill, Saul Rubinek, Tyne Daly.

Quelle surprise ! Le dernier film des frères Coen ensemble est leur premier film avec de l'émotion, avec des personnages émouvants, avec des personnages qui suscite de l'émotion.

Trois segments sont marquants dans cet ensemble, qui est une suite de courts métrages westerniens: celui avec l'homme tronc et Liam Neeson, celui avec le convoi de caravanes vers l'Oregon et le dernier dans la diligence avec les chasseurs de primes.

Le lien commun de ces courts-métrages est l'ironie chère aux frères Coen, mais pas nécessairement basée sur des personnages laids, veules, stupides, primaires comme tous leurs autres films.

Le segment avec l'homme tronc et le spectacle ambulant est poignant, avec aucun dialogue (hormis le discours de Harry Melling de représentation en représentation, et le passage au bordel - de peu d'intérêt -). Liam Neeson y montre qu'il est un grand acteur. Le segment avec Zoe Kazan et Bill Heck est le plus réussi, car le plus riche, avec malheureusement une conclusion poignante et ironique.

Le premier segment est sympathique, avec son cowboy chantant et sa touche western spaghetti. Celui avec James Franco (en hommage à Sergio Leone pour une part) et celui avec Tom Waits est le plus ironique pour le premier et le plus documentaire pour le second (où nous apprenons les techniques de prospection de l'or). Le dernier segment avec les personnages dans la diligence est le plus théâtral et presque fantastique, grande réussite aussi, surchargé de dialogues qui font mouche et même avec des chansons: chacun des cinq personnages dispose d'un long monologue qui est pour chacun jubilatoire à sa manière; d'ailleurs ils ne suscitent pas l'empathie du spectateur, mais le brio de l'exercice de style saute au yeux du spectateur.

Bien vu et belle réussite pour ce film où l'on n'attendait pas les frères Coen. Ils finissent leur duo en beauté et arrivent pour la première fois à réaliser quelque chose d'émouvant avec de beaux personnages.

La Ballade de Buster Scruggs

vendredi 10 novembre 2017

Night Run (Run All Night, 2015) de Jaume Collet-Serra

Night Run - Blu-ray + Copie digitaleAvec Liam Neeson, Ed Harris, Joel Kinnaman, Boyd Holbrook, Bruce McGill, Generis Rodriguez, Vincent D'Onofrio, Common, Beau Knapp, Patricia Kalember, Daniel Stewart Sherman, James Martinez, Radivoje Bukvic, Tony Naumovski, Lisa Branch, Holt McCallany.

Bonne série B pour Liam Neeson pour ce polar où, comme d'habitude, le passé rattrape un ancien tueur de la mafia, ici irlandaise, Liam Neeson donc, mauvais garçon au début, qui trouvera sa rédemption grâce au scénario. Il est secondé par des seconds couteaux de luxe, avec en tête Ed Harris et Vincent D'Onofrio.
Les séries B de Jaume Collet-Serra lui réussissent bien: après Sans Identité (2011) et Non-Stop (2014) c'est la troisième collaboration avec Liam Neeson.
Argument simple, distribution réussie, direction d'acteur, sens du décor. A chaque fois tout est bien traité avec précision. Si nous comparons ces trois films avec les trois Taken, il y a ici plus de densité, un travail plus riche d'écriture, notamment sur les personnages secondaires, et une exploitation des décors.
Finalement grâce à George Lucas, Liam Neeson s'est installé durablement comme héros de film d'action.

vendredi 13 octobre 2017

Kingdom of Heaven (2005, Director's Cut) de Ridley Scott

Avec Orlando Bloom, Liam Neeson, David Thewlis, Eva Green, Marton Csokas, Brendan Gleeson, Ghassan Massoud, Jeremy Irons, Iain Glen, Alexander Siddig, Velibor Topic, Edward Norton, Jon Finch, Martin Hancock, Michael Sheen, Nathalie Cox, Eriq Ebouaney, Jouko Ahola, Philip Glenister, Bronson Webb, Lofti Yahya, Samira Draa, Ulrich Thomsen, Kevin McKidd, Michael Fitzgerald, Nikolaj Coster-Waldau, Tim Barlow, Mathew Rutherford.

Kingdom of HeavenLe chef-d’œuvre de Ridley Scott. Après Les Duellistes (1977) et Blade Runner (1982). Il était temps. Il n'y avait pas de réussite dans ses films historiques depuis Les Duellistes. Et ce malgré de multiples tentatives: Les Duellistes  (1977) donc, mais aussi 1492 Christophe Colomb (1992, film gore refoulé), Gladiator (2000, dont la seule empreinte mémorielle est d'avoir lancé Russell Crowe), Robin des Bois (2010, qui a permis de réévaluer positivement celui de Kevin Costner), jusqu'au récent Exodus : Gods and Kings (2014, massacré par Christian Bale).
Nous y retrouvons son talent de créateur d'univers. Ici au service d'un arrière-plan historique parfaitement romancé par William Monahan.
Cette version director's cut est par bien des aspects la version de référence et bien plus intéressante que le montage cinéma. Le prologue jusqu'à Messine est indispensable et donne un socle fondamental au scénario et aux drames qui arrivent. La sous-intrigue avec le fils de Sybille donne un éclairage nouveau sur son personnage. Bref, le montage cinéma est à fuir.
Le film est une parfaite romance, c'est-à-dire un roman de chevalerie. Romance dans la relation de Balian (Orlando Bloom) avec Sybille (Eva Green). Mais aussi romance dans sa relation à ses hommes, dans sa relation avec Saladin (Ghassan Massoud, personnage presque principal du film), dans sa relation avec le Roi de Jérusalem (très beau personnage d'Edward Norton), dans sa relation avec L'Hospitalier (David Thewlis). Il est probable qu'il contienne des approximations historiques. Mais Il reste néanmoins passionnant de bout en bout. Et ceci principalement grâce à ces romances et les thématiques qu'il aborde ou effleure, mais essentielles à la narration. Même si le film contient ce qu'il faut de séquences spectaculaires et de violences, le film n'est pas là, mais bien dans ses multiples personnages et sous intrigues.
Il s'agit donc d'un impressionnant et beau travail de scénario où chaque personnage secondaire existe, est caractérisé, et contribue au chemin initiatique d'Orlando Bloom. Dont le jeu rentré fait mouche, pour une fois. Le tout est emballé dans un ensemble de production values que Ridley Scott et son équipe maitrisent parfaitement où sciences et consciences cohabitent parfaitement.

mardi 9 mai 2017

L'Agence Tous Risques (The A-Team, 2010) de Joe Carnahan

Avec Liam Neeson, Bradley Cooper, Jessica Biel, Quinton Rampage Jackson,  Sharlto Copley,  Patrick Wilson, Gerald McRaney, Henry Czerny, Brian Bloom, Maury Sterling, Terry Chen, Omari Hardwick, David Hugghins, Jacob Blair, Rad Daly.

L'Agence tous risquesL'Agence Tous Risques est le film d'action d'espionnage parfait. Plus ludique que Mission Impossible. Moins vulgaire que Fast & Furious. Moins empesé que James Bond. Moins austère que Jason Bourne. Joe Carnahan et ses acteurs arrivent à produire un film complètement invraisemblable, mais totalement jubilatoire. Avec des séquences d'anthologie comme un char qui vole, ou un hélicoptère qui fait des tonneaux. 
Histoire où des points d'humour, bien venus et légèrement iconoclastes, sont présents à intervalles réguliers, grâce principalement à Sharlto Copley, qui fait le dingue, avec beaucoup de réussites.
Une des grandes qualités aussi est sa distribution. Avec un Liam Neeson en mode mâchoire serré qui pousse dans la caricature son personnage de héros de film d'action. Sharlto Copley est lui parfait dans le rôle du fou qui est source d'une bonne partie des délires. Même dans le traitement du personnage féminin de Jessica Biel, qui fait l'amante de Bradley Cooper, les personnages sont bien écrits. Patrick Wilson en méchants de la CIA est aussi une réussite: son personnage recèle toutes les caractéristiques d'un bon méchant (humour, ironie, avidité, subtilité).
Probablement la raison qui explique l'échec commercial du film: le fait que les méchants sont à l'intérieur, l'armée et la CIA, qui trahissent pour de l'argent. Le film est très noir sur les organismes gouvernementaux des USA of America.
La version longue (14 minutes de plus) en vidéogramme rallonge le film a de multiples endroits pour donner plus de liants et d'explications sur les motivations des personnages. La  version salle est réduite et au cordeau, va très vite, et ne laisse pas le spectateur souffler: elle est plus "énorme" comme peut l'être un dessin animé.



lundi 11 janvier 2016

Taken 3 (2014) de Olivier Megaton

Avec Liam Neeson, Forest Whitaker, Famke Janssen, Maggie Grace, Dougray Scott, Leland Orser, Don Harvey, Sam Spruell.

Ce troisième épisode est un peu longuet (1h49 pour un film creux). Son unique intérêt est le personnage de Forest Whitaker, qui dilue la sauce. Le typecasting fait encore des dégâts: Dougray Scott est forcément le méchant, dès son apparition; aucune surprise concernant son personnage. Consternant.
Cette franchise est devenue un film d'action lambda, pas déshonorant et de qualité, mais sans point de vue le discriminant et le rendant unique, voire intéressant. Un film pour après-midi pluvieux et personnes somnolentes.

lundi 10 mars 2014

Taken (2008) de Pierre Morel

Avec Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen, Olivier Rabourdin.

Revoir cette bessonnerie après sa suite (Taken 2) est intéressant. Il apparaît que ce premier film est plus violent, plus sec, plus brutal: le personnage de Liam Neeson est assez antipathique finalement; il ne se préoccupe que de sa fille et n'aide nullement les autres filles. Le film est porté par Liam Neeson qui apporte son talent d'acteur et son charisme au personnage.
Le fait que le policier français soit ripou, ou le fait qu'il s'en sort toujours (logement, moyen de transport, argent) marque le film et le met dans la catégorie série B.Sans parler des méchants, albanais et arabe pour le méchant final.
C'est un bon exemple de la veine thriller, espionnage et technologies, dont le patron est la franchise Jason Bourne, mais sans la sophistication. Peut-être qu'ici il y a plus de sordide, que l'on ne trouve pas dans l'autre franchise.

mercredi 26 février 2014

TAKEN 2 (2012) DE OLIVIER MEGATON

Avec Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen.



Le film reprend là où le premier se termine. Avec une inversion: c'est Liam Neeson qui est kidnappé. Pas pour longtemps bien sûr.
Le film reprend le filmage institué par la franchise Jason Bourne avec caméra à l'épaule, et le sur-découpage. Et ce brillamment. Le montage est sec et ne laisse aucun répit au spectateur: pas le temps de s'ennuyer. Il faut dire que le personnage est très fort et se sort de toute situation et retrouve facilement quelqu'un dans une ville qu'il ne connait pas (ou peu, mais certains vont surement dire qu'il l'a étudiée pour son travail de garde du corps, prétexte pour son déplacement à Istanbul). Trop fort. Et l'utilisation des décors fonctionne (beaucoup de belles vues d'Istanbul): ils sont exploités pour les poursuites (course à pied, voiture).
Dans son genre, c'est de la belle ouvrage.
Comme souvent dans ce genre de série B, les méchants sont assez caricaturaux.
Quel pourra être le sujet du troisième volet?

dimanche 12 mai 2013

Le territoire des loups (2011) de Joe Carnahan



Joe Carnahan est il en train de devenir académique?
On peut se poser la question à la vue de ce très bon survival. Sujet à pathos multiples, performances des acteurs (tant physique que l'interprétation), décors sublimes pour cette histoire de survivants en Alaska en fuite pour échapper à des loups et arriver à survivre.
Carnahan est académique car il explique le passé du personnage interprété par Liam Neeson, par de multiples flashbacks, un peu lourds et explicatifs, qui s'ils n'étaient pas là, donnerait plus de mystère et de substance à son personnage.
Le film terrifiera ceux qui ont peur en avion, qui ont peur du vide et bien sur qui ont peur des loups. Sur ces sujets le film est extrêmement spectaculaire et efficace.
A mettre au crédit du film est une belle partition de Marc Streitenfeld.
Ainsi que toutes les productions values (des décors, costumes, maquillages aux effets).

mardi 6 novembre 2012

Battleship (2012) de Peter Berg

Avec Taylor Kitsch, Alexander Skarsgård, Rihanna, Brooklyn Decker, Tadanobu Asano, Liam Neeson.



Battleship est l'exemple du film un peu rageant: de bons acteurs qui sont bien dirigés, des effets (décors, numériques, maquillage, etc.) au top, et une histoire un peu cucul concon, hymne au drapeau étatsunien. Et aussi des méchants extraterrestres très CGI porn, très doués techniquement, mais un peu concons (eux aussi) pour se faire avoir par un vieux croiseur de la Seconde Guerre mondiale.
Bon, le film dans son prologue contient un bon moment d'humour. Taylor Kitsch continue dans sa veine antihéros, qui change un peu bien sûr vers la fin du film (il faut sauver le pays et le drapeau dis donc). Ce qui ne lui réussit pas, car le film a été un bide commercial. Un film sans cerveau, pizza et bière. Mais bien fait.
Bande-annonce Battleship