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mercredi 18 décembre 2024

Sans Filtre (Triangle Of Sadness, 2h27, 2022) de Ruben Östlund

 Avec Thobias Thorwid, Harris Dickinson, Charlbi Dean, Vicki Berlin, Dolly De Leon, Timoleon Gketsos, Alicia Eriksson, Woody Harrelson, Zlatko Buric, Sunnyi Melles, Hanna Oldenburg, Carolina Gynning, Iris Berben.

Voilà en film qui est très réfléchi. Pendant sa première moitié il contient différentes scènes qui maintiennent l'intérêt. Mais au bout d'un moment nous comprenons où veut en venir Ruben Östlund.

Le pivot étant la scène de tempête au cours de laquelle le capitaine divague ainsi que son copain russe tous les deux très alcoolisés. Si tout ce qui précède, bien que grotesque, paraît réaliste et plausible, cette scène pivot avec le commandant et le milliardaire russe alcoolisés qui délire fait plutôt basculer le film dans le grotesque, même si celui-ci était déjà présent avant.

Et même cela fait basculer le film dans le convenu et le prévisible ce qui lui ôte beaucoup d'intérêt. Si nous pouvons parler ainsi, le début de film contenait une finesse certaine ou une plutôt une certaine finesse ce qui n'est pas du tout le cas à partir de la tempête et tout ce qui s'en suit. Le réalisateur perd le spectateur qui est conscient de voir un spectacle qui essaie de faire passer des messages à travers ses scénettes. Donner une palme d'or à un tel film questionne sur quels étaient le niveau de médiocrité de autres films qui n'ont pas eu de prix...

Savoir faire une comédie satirique est un un savoir-faire justement. Ce n'est pas donné à tout le monde et c'est très dur à réaliser. Peut mieux faire.

 Bande-annonce Sans filtre

vendredi 26 janvier 2024

Là Où Chantent Les Ecrevisses (Where the Crawdads Sing, 2h05, 2022) de Olivia Newman

Avec Daisy Edgar-Jones, Taylor John Smith, Harris Dickinson, David Strathairn, Michael Hyatt, Sterling Macer Jr., Logan Macrae,  Bill Kelly, Ahna O'Reilly, Garret Dillahunt, Jojo Regina, Luke David Blumm.

Voici un matériel constitué de multiples richesses. La nature et les marais, où vit une petite fille et qui y grandit. Un corps est retrouvé, et elle est accusé car il s'agit d'un ancien amant. Elle a aussi une histoire d'amour. Elle dessine et cartographie la faune et la flore du marais. Thriller policier dans les marais et ode à la nature, aux plantes et animaux sont les ingrédients de cette histoire. Avec les messages qu'il faut sur le respect et la beauté de la nature. Et avec les éléments qui font que le comportement de cet environnement déteint sur sa personnalité et son rapport aux autres humains.

Sur le plan des décors et paysages le film est très beau. La reconstitution est réussit - nous sommes dans les années 50 et 60 - dans le sud. Les chromos, non pas du rêve américain, mais des petites gens, sont présents. La distribution est très bonne : Daisy Edgar-Jones sait faire ressortir de son personnage tout à la fois la force, vigueur et fragilité. Elle éclipse d'ailleurs les autres, qui sont des faire-valoir et paraissent fades.

Enfin le film contient une révélation à la toute fin qui donne tout sel à l'histoire qui a précédée, bien orchestrée et conduites, qui sinon commençait à paraître longue (125 minutes de durée quand même).

Bande-annonce Là où chantent les écrevisses