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lundi 31 octobre 2022

T4XI (1h31, 2007) de Gérard Krawczyk

 Avec Samy Naceri, Frédéric Diefenthal, Bernard Farcy, Emma Wiklund, Edouard Montoute, Jean-Christophe Bouvet, Jean-Luc Couchard, François Damiens.

Luc Besson reprend les mêmes, équipes techniques, scénariste, distribution, et cela recommence. Ici, la franchise continue avec la même histoire, les mêmes acteurs et les mêmes arcs dramatiques. Ici les méchants sont belges. Les mêmes gimmicks articulent l'histoire. Les qualités ou les caractéristiques sont toujours là. Les images de Marseille, la vitesse et les voitures, les gags pesants, la direction d'acteur à la serpe, et des images-chocs, notamment du tueur belge dans son costume, pour un mélange qui progresse vite et tient toujours dans les quatre-vingts dix minutes, sans temps mort, pour aller droit au but.

Il se dégage, comme dans chaque épisode de la franchise, une forme de liberté, une forme d'audace sans complexe qui mélange vulgarité, misogynie, xénophobie, humour sans complexe, pour un bréviaire sur les clichés qu'il est possible de trouver dans une fiction. Hormis cette perspective assumée de ne pas souhaiter plaire à une élite, et qui fonctionne parfaitement, le film manque peut-être de subversion, mais reste efficace dans son genre.

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dimanche 23 octobre 2022

Taxi 3 (1h24, 2003) de Gérard Krawczyk

Avec Samy Naceri, Frédéric Diefenthal, Marion Cotillard, Emma Wiklund, Bernard Farcy, Jean-Christophe Bouvet, Bai Ling, Edouard Montoute.

La franchise continue avec ce troisième. Ici ce ne sont plus des Allemands ou des Yakuza, mais le gang des pères Noël qui ridiculise la police marseillaise. Même ingrédients et même scénario pour le même résultat que ce soit les qualités ou les défauts. Bernard Farcy est toujours là, heureusement, et il est toujours le pivot du film. Et les cascades sont toujours spectaculaires. Tout comme l'arrière-plan marseillais toujours aussi photogénique.

Nous avons toujours Luc Besson au scénario et Gérard Krawczyk à la mise en scène. Même équipe, même recette, mêmes acteurs, même intrigue, avec l'arc dramatique secondaire où nos deux héros vont être pères.Les cascades et séquences de vitesse sont toujours là aussi. 

La nouveauté de ce troisième de franchise est de se conclure hors de Marseilles, en l’occurrence ici dans la neige.

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Taxi 2 (1h28, 2000) de Gérard Krawczyk

Avec Samy Naceri, Frédéric Diefenthal, Marion Cotillard, Emma Wiklund, Bernard Farcy, Jean-Christophe Bouvet, Frédérique Tirmont, Marc Faure, Haruhiko Hirata, Tsuyu Shimizu, Ko Suzuki, Yoshi Oida, Edouard Montoute, Michel Muller, Cyril Raffaelli.

Pour le deuxième de franchise, le réalisateur change, mais pas le scénariste (toujours Luc Besson). Le changement à la mise en scène n'affecte pas le film. Peut-être la direction d'acteur, qui parait moins lourde, moins schématique.

Le scénariste reprend le canevas du premier: ici la police de Marseille affronte des Yakuzas, et ajoute plus d'informations sur les personnages secondaires (le père de Mario Cotillard par exemple, militaire de carrière). L'ensemble reste une comédie d'action, avec de belles images de Marseille en arrière-plan. Le canevas est le même donc, avec le débrouillard Samy Nacéri, et le crétin Frédéric Diefenthal.

Cette franchise est un florilège des caricatures: japonais (forcément Yakuza), militaire (forcément militaire...), les femmes (forcément enjeux sexuel ou aux fourneaux ou bonne à faire des enfants), sauf l'Allemande, plutôt pas trop désavantagée même si elle est un enjeu sexuel pour le crétin de service, le Marseillais forcément fainéant et débrouillard. Etc.

Les cascades restent spectaculaires et le côté "à l'ancienne" c'est-à-dire sans l'arsenal numérique complet (image 98% générée par ordinateur) donne à la tôle froissée une texture dont le numérique est incapable (même avec un rendu ultra réaliste, cela sonne faut).

Cette franchise est parfaite comme catalogue des chromos de l'époque (musique, sociétale).

L'intérêt principal du film reste Bernard Farcy, dont les délires et les facéties misogynes, phallocrates, ou racistes donnent au personnage un côté humain, étonnamment. Il en fait tellement qu'il en devient sympathique.

Bande-annonce Taxi 2


Taxi (1998, 1h26) de Gérard Pirès

Avec Samy Naceri, Frédéric Diefenthal, Marion Cotillard, Emma Wiklund, Bernard Farcy, Manuela Gourary, Georges Neri, Guy Quang.

La mécanique du film de potes obligés de cohabiter fonctionne à la perfection dans ce made in France, made in Marseille (à ce titre, le film contient de belles images de la ville et en est un superbe catalogue).

La dynamique fonctionne, mais les rouages sont rugueux. La direction d'acteur n'est pas subtile. Les cascades devant caméras gardent leurs charmes (à l'époque du CGI porn que convie le tout numérique qui arrivera après) et le film est un festival; la texture des cascades "devant caméra" donne vraiment quelque chose de différent du tout numérique. Les acteurs paraissent mécaniques, mais assurent le job très caricatural de leurs personnages. Justement: personnages caricaturaux, collection de clichés sur Marseille, les fainéants, les policiers, les Marseillais, les non-Marseillais, les Allemands. Allemands qui se complaisent à ridiculiser la police marseillaise avec leurs voitures allemandes, qui répondent eux par des scooters.

La musique date furieusement le film par contre, les chansons paraissant ridicules avec le temps.

Le film garde un niveau de curiosité certain, surtout si nous considérons les quatre films suivants, qui pour les trois suivants seront un décalque de celui-ci, avec des acteurs principaux plus à l'aise dans leur personnage.

 Bande-annonce Taxi