Cohérence c’est de la science-fiction originale,
c’est-à-dire sans espace, vaisseau spatial et autres extraterrestres. Ici il
s’agit d’un repas perturbé par le passage d’une comète. Le film commence comme
un film choral avec des couples, avec des amitiés, avec des inimitiés. Mais
contrairement au film choral d’un Woody Allen cela ne se passe pas de jour, ou
contrairement à un Judd Apatow ce ne sont pas des bourgeois en problèmes
existentiels, ou contrairement à un film choral français, il n’y a pas de
maison secondaire au bord de la mer.
Mais ici une montée progressive de la tension, de la
complexité de l’histoire. Ici cela se déroule la nuit (l’épilogue, diurne), on
ne sait pas grand-chose des personnages, mais la force du film est de donner
l’impression de pouvoir évoluer en permanence vers le film d’horreur. Avec un
tricotage de film à intrigue, plutôt puzzle ici. Et les chausse-trappes du
scénario sont infinies.
Très bonne surprise donc que ce film au suspense très bien
dosé. L’avantage aussi est que la seconde vision du film le rend plus
intéressant, quand on a compris le « truc » qui se passe et permet au
connaisseur d’être plus à l’affut.
Bonne idée aussi que cette distribution d’acteurs inconnus,
ou en tout cas pas encore vedette ; car la mythologie d’une vedette
n’aurait pas permis au scénario d’exister, ou l'aurait contraint pour un
résultat autre.
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