mercredi 4 mars 2026

The Rip (1h53, 2026) de Joe Carnahan

Avec Matt Damon, Ben Affleck, Steven Yeun, Teyana Taylor, Catalina Sandino Moreno, Sasha Calle, Kyle Chandler, Scott Adkins, Daisuke Tsuji.

Joe Carnahan continue son travail dans un univers d'hommes où la testostérone joue un rôle important. Il est question de récupérer une somme d'argent dans une cache. Un groupe de policier mené par Matt Damon y va, mais la somme trouvée est beaucoup plus importante que prévu. Ce qui fait réfléchir les différents policiers sur le devenir de cet argent. Les propriétaires putatifs interviennent. Ainsi que des gens qui s'y intéressent de près et souhaitent retrouver ce pactole. Sur cet enjeu se greffent des agendas cachés que nous découvrons progressivement.

Joe Carnahan signe un scénario brillant. Par contre le film ne l'est pas particulièrement, même si la qualité de l'intrigue tient le spectateur jusqu'au bout. Après une intrigue très travaillée, les échanges de feux dans le dernier quart, ainsi que le final avec des poursuites en voiture qui sont poussives, le film change et perd son esthétique, son  hui-clos, et devient routinier.

poster du film Bande-annonce The Rip

dimanche 1 mars 2026

Ida (1h22, 2013) de Pawel Pawlikowski

Avec Agata Kulesza, Agata Trzebuchowska, Dawid Ogrodnik, Jerzy Trela, Adam Szyszkowski, Halina Skoczynska, Joanna Kulig, Dorota Kuduk.

Nous sommes dans les années soixante en Pologne. Il s’agit de l’histoire d’Ida, sur le point d’entrer dans les ordres dans le couvent où elle vit depuis qu’elle lui a été confiée. Elle pensait être orpheline, mais elle découvre une tante, qui lui explique qu’elle est juive, que sa famille a été tuée pendant la Seconde Guerre. Elle part avec sa tante à la recherche de cette histoire et va remuer le passé avec sa tante. Elles découvriront une réalité. Cela l’aidera à décider si elle rentre au couvent, ou pas.

Pawel Pawlikowski a fait des choix brillants : format 4/3, images en noir et blanc, avec des images très composées, ce qui donne par moment des plans de toute beauté. Ensuite il sait manier l’art de l’ellipse à merveille : le passage d’un plan à un autre permet au spectateur de deviner les changements entre les deux. La compréhension d'une information sans que ce soit dit, mais que nous comprenons et qui influence grandement la motivation d'un des personnages. Pawel Pawlikowski dispose d'une grande maitrise du montage et de l’ellipse. L'histoire est racontée par l'enchainement des plans, et pas une voix off ou par des dialogues des personnages. Du grand Art.

poster du film Bande-annonce Ida