Ce film tourné directement pour la vidéo par la société de
production Asylum est indescriptible.
Devant une telle "bande" on reste sans voix. Et
aussi on se rend compte que faire un film est un métier.
Ici il n’y a pas d’histoire (pas de scénario) et c’est le
collage de scènes mettant en jeux un groupe de personne sur une île qui se fait
manger par le requin à deux têtes. Il facile d'imaginer que l’intervenant le
plus important est le monteur qui a du assembler des scènes ou les acteurs
amateurs gesticules, probablement avec de minces instructions du metteur en
scène. Il y a un décor (une île), des plans d'un bateau, et des plans où l’on
voit le requin. Il y a beaucoup de faux raccords, mais ce n’est pas grave.
Tout est amateurisme ici. Les acteurs de jouent pas, mais
gesticulent, comme ils le feraient devant la caméra de leur oncle ou leur
frère. Carmen Electra, la grande star du film, n’est pas dirigée ; elle
fait quelques poses plastiques inutiles (elle fait ce qu’elle fait quand elle pose
pour les photographes). Nous ne pouvons même pas dire que tous les acteurs sont
nuls, car ce ne sont pas des acteurs.
Nous sommes en fait assez proche de la pornographie :
montrer, filmer. Montrer les "acteurs" au bord de l’eau, montrer les "acteurs"
au bord de la plage, montrer qu’ils marchent, les montrer dans le bateau. En rêvant
que tout ceci coller ensemble produira une fiction. Sans science de la
narration, ni du décors, ni de la mise en scène. On imagine qu’Asylum a du
avoir à disposition un bateau et une île et qu’ils ont pris dans la rue des
bouts de viandes qui font du bruit (les "acteurs" et "actrices")
et qu’ils leurs ont dit « déplacer vous de là à là », « faites
comme si vous avez peur », etc.
Dans les ingrédients, un peu de sexe (lesbianisme, nichons)
et horreur (des plans flous et gores des effets de la mâchoire du requin).
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire