dimanche 15 septembre 2019

L'Homme De L'Ouest (Man Of The West, 1958) de Anthony Mann

Avec  Gary Cooper, Julie London, Lee J. Cobb, Arthur O'Connell, Jack Lord, John Dehner, Royal Dano, Robert J. Wilke.

L'Homme de l'Ouest [Blu-ray]L'homme de l'ouest, c'est Gary Cooper (Link Jones) qui vient de l'ouest, prend le train pour trouver une institutrice (il possède avec lui l'argent pour la payer), mais qui va retrouver son passé de bandits et tueur pendant le voyage, et perdra l'argent qu'il avait pour sa quête d'institutrice. Sur un canevas du style "j'ai changé de vie et mon passé me rattrape", Anthony Mann signe un western violent (plus psychologiquement que graphiquement) où l'enjeu dramatique est de sauver Julie London qui se trouve prise au piège de cette horde sauvage: voir la scène où ils la forcent à se déshabiller - scène non dénuée d'un certain érotisme (nous sommes dans les années 50) , ou alors la scène où l'on se rend compte qu'elle a été violée. Mais aussi l'autre enjeu tout aussi important et accointé est comment Link Jones va s'en sortir, tiraillé entre son envie de revenir à la sauvagerie ou de rester civilisé.
L'Homme de l'OuestLe film contient une incongruité: le personnage de Lee J. Cobb est censé être plus âgé que Link Jones alors que Gary Cooper, l'acteur, est manifestement plus âgé que lui (les deux acteurs ont dix ans de différence, mais ils en paraissent beaucoup plus - Cooper a le visage marqué par l'âge - ridé - alors que Cobb pas du tout -); ceci est représenté par les cheveux gris de Cobb. Ce petit détail anachronique n'empêche pas de suivre le film et sa dramaturgie de fonctionner.
Par ailleurs, la distribution des seconds rôles contient des visages familiers et importants pour le film (Cooper n'étant pas très subtile dans son interprétation, loin de là): Jack Lord champion des séries télévisées, John Dehner qui pareillement apparait dans plus de 200 génériques, et  Royal Dano, visage familier souvent distribué sur des personnages handicapés mentaux, fiévreux, psychotiques ou malsains.
Western sans beaucoup d'action, car  beaucoup se déroule principalement dans une ferme abandonnée. Puis le final dans un désert rocheux et une ville fantôme, à l'image de Link Jones et Dock Tobin, tous deux des fantômes d'un ouest sauvage, en voie de disparition. Jones essayant d'en sortir, et Tobin ne voulant pas en sortir.

samedi 14 septembre 2019

40 Tueurs (Forty Guns, 1957) de Samuel Fuller

Avec Barbara Stanwyck, Barry Sullivan, Dean Jagger, Gene Barryn John Ericson, Robert Dix, Jidge Caroll, Paul Dubov, Gerald Milton, Hank Worden.

Quarante tueurs DVDLe film n'a pas beaucoup de rapport avec son titre qui est plutôt là pour détourner l'attention du spectateur.
Au lieu de quarante tueurs (qui sont bien présents, mais ne font pas grand-chose), les articulations dramatiques sont autour d'histoires sentimentales: entre Barry Sullivan et Barbara Stanwyck, entre le frère de Barry Sullivan et l'armurière. Jusqu'au Shérif (Dean Jagger) qui est amoureux de Barbara Stanwyck.
Quarante tueurs PosterLe film marque plus pour ses scènes de paix et de violence en même temps: mariage (bien que le marié soit tué pendant son mariage), la déclaration d'amour du Sheriff à Barbara Stanwyck (qui se termine par son suicide par pendaison).
Mais aussi par ses scènes de violence: le fils de Barbara Stanwyck, qui doit être pendu et qui kidnappe sa mère pour échapper à la pendaison (mais le shérif tire à travers elle pour tuer le fils et la blesser juste elle - c'est un professionnel qui sait où faire entrer la balle pour juste la blesser).
Mais il contient aussi de vraies scènes de paix: les bains collectifs au début et à la fin.
Du côté de la distribution, peu d'acteurs connus, à part Barbara Stanwyck qui interprète la grande propriétaire (cattle baron) prête à tout pour arriver à ses fins (y compris laisser pendre son fils; qui il est vrai est un tueur). Barry Sullivan, par son jeu rentré, relativement inexpressif, arrive à être crédible.
Le film est donc une montagne russe dramatique qui va très vite (76 minutes), le tout emballé dans un montage à la serpe, qui utilise tous les effets possibles (ralentis par exemple). 
Une curiosité.

Total Western (2000, 1h24) de Eric Rochant

Avec Avec Samuel Le Bihan, Jean-François Stévenin, Jean-Pierre Kalfon, Youssef Diawara, Alexia Strési, Kahena Saïghi, Jo Prestia, Marco Prince, Ouassini Embarek, Christophe Hemon, Marc Andreoni, Philippe Khorsand, Jean-Marie Winling.

Bande-annonce Total WesternPolar à l'envers: c'est un polar qui se déroule à la compagne, dans une ferme qui fabrique des fromages. Cette ferme sert à héberger des jeunes délinquants en réhabilitation. Arrive Samuel Le Bihan, ex-taulard, qui est en fuite avec le magot d'un deal de drogue qui a mal tourné, et qui cherche une cache temporairement le temps que la bande à Ludo Dales se calme (il vient de leur voler pas mal d'argent). Mais la bande à Ludo Dales (Jean-Pierre Kalfon, hilarant en mafieux russe) ne rigole pas, finit par retrouver où il se cache et vient le chercher à la campagne, au milieu des fromages et des végétaux. C'est le début d'une bataille d'où aucun ne s'en sortira.
Les acteurs sont tous bons, de Samuel Le Bihan aux seconds rôles, avec mention spéciale à Jean-Pierre Kalfon, mais aussi à l'ensemble des jeunes acteurs de la ferme.
Action, beaucoup d'humour (les dialogues de Jean-Pierre Kalfon sont hilarants: "tu savais que ton copain volait", "ça va sentir la fondue savoyarde", "il va être déçu, il aime bien quand elles crient"), beaucoup de suspense, et un arrière plan social plutôt bien intégré.
Une réussite majeure pour ce polar à la compagne,  film teigneux, haut en couleur, qui garde sa force avec le temps.



Equalizer 2 (2018) de Antoine Fuqua

Avec  Denzel Washington, Pedro Pascal, Bill Pullman, Melissa Leo, Jonathan Scarfe, Orson Bean, Ashton Sanders, Caroline Day, Sakina Jaffrey, Abigail Marlowe.

Bande-annonce Equalizer 2 [DVD] [Import italien]Ce deuxième de franchise est une déception. Le premier Equalizer (2014) avait le mérite de présenter des éléments d'originalité sur un canevas fait des milliards de fois (l'ancien de quelque chose, retiré, utilise ou est rattrapé par ses dons - tueur professionnel -). Les éléments d'originalité étaient l'intervention au hasard de notre héros. Sa tenue vestimentaire catastrophique (chemise et pantalon qui sont trop grands par exemple).Mais aussi son intégration dans une vie sociale avec de petites gens, que l'on retrouve ici. Notre héros défend les faibles et les opprimés. Ici c'est mois le cas, ou avec moins de violence: la violence, originale, était un des éléments intéressants du premier de franchise (il utilisait des objets à proximité comme arme par exemple).
Autre erreur du scénario: les méchants sont l'institution (la CIA) qui avait formé notre héros, qui ici essaie de l'éliminer, ce qui fait que la deuxième moitié du film est ennuyeuse à souhait et ne se démarque pas de n'importe quel film d'action lambda: le film est poussif et nous avons hâte qu'il se termine. À n'en pas douter, toutes ces erreurs sont la volonté d'Antoine Fuqua et Denzel Washington de tuer la franchise.


Dans La Terrible Jungle (2019) de Caroline Capelle et Ombline Ley

Dans la terrible jungleAvec Ophélie Lefebvre, Léa Lenoir, Médéric Sergott, Ophélie Dufromentel, Alexis Dardenne, Emeline Colard, Valentin Dufour.

Documentaire sur la vie et les activités à l'intérieur d'une institution d'handicapés mentaux et physiques (ici d'aveugles à très mals voyants). Documentaires, car c'est une vraie institution qui est filmée avec de vrais résidents et avec leurs vrais auxiliaires de vie et autres éducateurs.
Mais cela est aussi une fiction, car la présence même de la caméra influe le comportement des personnes filmées, mais en l'occurrence ici, les résidents joue des activités et des scènes de leurs vies courantes pour les caméras (ce que l'on apprend pendant le générique de fin).
Ce documentaire recèle plusieurs personnages attachants ou étonnants. C'est ce que permet cet univers de l'anormalité qui finalement est très humain ou plutôt exacerbe de multiples traits humains. Et qui éloigne toute artificialité dans les enjeux dramatiques. Et à ce titre est un bon antidote à de multiples fictions vides de tout sens.



Once Upon A Time... In Hollywood (2019) de Quentin Tarantino

Avec Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie, Emile Hirsch, Margaret Qualley, Timothy Olyphant, Julia Butters, Austin Butler, Dakota Fanning, Bruce Dern, Mike Moh, Luke Perry, Damian Lewis, Al Pacino, Nicholas Hammond, Samantha Robinson, Rafal Zawierucha.

Once Upon a Time… in HollywoodLe nouveau Tarantino n'est pas au niveau de son chef d’œuvre, Les 8 Salopards (2015). Ce film donne un sentiment d'inachevé, de non terminé. Peut être est-ce dû aux coupes effectuées par Tarantino, qui a souhaité faire un film toboggan, dont la dramaturgie molle conduit vers la séquence finale d'une violence et hystérie extrême (comme dans Les 8 Salopards). Pendant la majorité du film, nous suivons les pérégrinations d'un acteur sur le déclin (Di Caprio, efficace en dépressif) et sa doublure (Brad Pitt, au jeu rentré, très efficace), puis ensuite basculer sur le personnage de Di Caprio, pour arriver à la séquence finale, horrible, mais surtout hilarante (comme le final des 8 Salopards)..
Le film est par exemple sans intérêt sur le personnage de Margot Robbie, que l'on voit un peu, puis disparait. Le film laisse sur sa faim le spectateur concernant la secte Manson, effleurée, insuffisamment développée.
Le personnage de Al Pacino n'a aussi que peu d'intérêt. Le passage en Italie est expédié par un montage séquences.
Une voix off apparait vers la fin du film, symptôme du manque de réflexion sur les mises en scène (comme Les 8 Salopards où la voix off fait un rappel et des explications, passage le plus faible des 8 Salopards).
Le film suscite un peu l'intérêt sur la fabrication d'un film, avec les séquences sur les lieux de tournages, mais cela reste limité.
L'hystérésis du film concerne une séquence comique avec Bruce Lee et le massacre final sous drogues: tous drogués (les assaillants crétins, Brad Pitt, et Di Caprio avec l'alcool) suscitant l'hilarité du spectateur.
Peu mieux faire donc pour ce film de Quentin Tarantino. Peut-être auront-nous une version de trois ou quatre heures en vidéo, qui comblera les trous béants de sa dramaturgie dans son montage salle.



vendredi 13 septembre 2019

La Mort Vous Va Si Bien (Death Becomes Her, 1992) de Robert Zemeckis

Avec Meryl Streep, Goldie Hawn, Isabella Rossellini, Bruce Willis, Ian Ogilvy, Adam Storke, Nancy Fish, Sydney Pollack, Michelle Johnson.
Bande-annonce La Mort vous va si bien
Exercice de style, comme souvent chez Zemeckis. Ici servi par trois grandes stars qui s'amusent à se moquer de la chirurgie esthétique: Bruce Willis en poltron à moustache, Meryl Street en Diva insupportable et Goldie Hawn un peu plus en retrait que les deux autres. Tout en faisant un film hommage aux classiques de la Universal: il est possible de penser à Dracula ou à des séquences à suspense de chez Hitchcock.
Le genre de la comédie d'horreur n'est pas facile; le film a la curiosité du spectateur pour lui.
Robert Zemeckis qui est toujours intéressé par les défis techniques et technologiques est ici confronté au début du CGI porn (Terminator 2 était tourné un an plus tôt) qui permet de montrer ici des choses que l'on ne pouvait pas montrer avant.
Le film manque de délire (il y a des embryons) et de subversion (cruellement absente). Il passe à coté de son sujet et donne une impression d'incomplétude. Il repose trop sur sa virtuosité technique (production design et effets spéciaux).
Le résultat d'ensemble donne un film sans empathie, mais reste une réelle curiosité.



vendredi 16 août 2019

Le Souffle De La Violence (The Violent Men, 1955) de Rudolf Maté

Bande-annonce Le Souffle de la violence - Édition SpécialeAvec Glenn Ford, Barbara Stanwyck, Edward G. Robinson, Dianne Foster, Brian Keith, May Wynn, Warner Anderson, Basil Ruysdael, Lita Milan, Richard Jaeckel.


Un western à la fois riche (Harry Kleiner au scénario) et rapide, sans trop de mousse dramatique (96 minutes). Le canevas est standard: un grand propriétaire (un cattle baron, Edward G. Robinson en infirme qui fait trop confiance à sa femme) veut posséder toute la vallée pour ses bêtes. Il est prêt à tout, avec l'aide de son frère (Brian Keith, grimé en brun avec moustache mexicaine), allant jusqu'à incendier les maisons et tuer ceux qui ne veulent pas lui vendre. Le héros, Glenn Ford (impeccable dans son interprétation rentrée qui fait passer des émotions avec des expressions minimales), s'en moque tant qu'il n'est pas concerné directement, et en plus il finira par travailler pour le grand propriétaire: héros qui ne le devient que mis au pied du mur et uniquement parce qu'il se trouve concerné.
https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/469-le-souffle-de-la-violence.htmlÀ la manette il y a la femme du grand propriétaire, Barbara Stanwyck, parfaite en égoïste menteuse prête à tout pour posséder tous les terrains et manipulant adroitement son mari et son frère (qui est aussi son amant): le Mal incarné. La chérie de Glenn Ford n'est pas en reste en femme égoïste et manipulatrice, mais Glenn Ford fini pas la plaquer pour la fille du grand propriétaire (Dianne Foster, le seul personne constant et... contre la violence).
Tout ceci est mené tambour bâtant avec meurtres dans le dos (Richard Jaeckel dans le rôle du tueur), incendies, embuscades, un enchainement de violences et de meurtres réguliers.
Beaucoup de décors extérieurs requis pour les déplacements entre les différents lieux.
Pour les scènes d'intérieur en studio chez le cattle baron ou chez Glenn Ford, d'affreuses toiles peintes pour figurer l'extérieur à travers les fenêtres font un peu tache.
Au total le film porte bien le titre français, ainsi que le titre original étendu: the violent women and men.


Bas Les Masques (Deadline USA, 1952) de Richard Brooks

Bande-annonce Bas les masquesAvec Humphrey Bogard, Ethel Barrymore, Kim Hunter Ed Begley, Warren Stevens, Paul Stewart, Martin Gabel, Joe De Santis, Joyce Mackenzie, Audrey Christie, Fay Baker, Jim Backus, Parley Baer, Bill  Baldwin, Ralph Brooks, James Dean, Paul Dubov, June Eisner.


Un film étalon sur la presse (ici un grand quotidien sur le point d'être vendue à son concurrent), sur le capitalisme (le journal est vendu pour des raisons financières, faire des plus valus, ce que dénonce le film: le capitalisme à outrance), la liberté d'expression, avec les scènes au journal, les scènes sur le terrain par les journalistes enquêteurs.
Ici l'enquête est au tour d'un homme politique corrompu et lié au meurtre d'une jeune femme.
Bas les masques [Blu-ray]Toutes les qualités documentaires sont là: la préparation et la fabrication du journal, jusqu'à son impression et sa distribution. Humphrey Bogart est le rédacteur en chef et mène l'équipe du journal: choix des sujets de couverture. Il est complètement dédié à son métier, au point d'avoir délaissé sa (ex) femme. Très belles scènes avec Kim Hunter, modernes, notamment la première où Humphrey Bogard, ivre (il  a appris que le journal allait être vendu) vient la voir et se comporte comme si elle était toujours sa femme, mais la mise en scène nous fait comprendre que cette scène a déjà eu lieu et que Kim Hunter est dans une routine, et donc qu'ils sont séparés. Modernité dans ses interactions entre les personnages, et mise en scène qui fait comprendre l'arrière-plan dramatique.
Tout ceci est rapide (87 minutes), sans distorsion inutile, tout en questionnant le rôle de la police, qui est l’absente de l'enquête: ce sont les journalistes qui font le travail pour retrouver qui a commis le meurtre.

La Chevauchée Sauvage (Bite The Bullet, 1975) de Richard Brooks

Avec Gene Hackman, James Coburn, Candice Bergen, Ben Johnson, Ian Bannen, Jan-Michael Vincent, Dabney Coleman, Sally Kirkland, Jean Willes, Walter Scott, Jerry Gatlin, John McLiam.

Bande-annonce La Chevauchée sauvage - Édition SpécialeCurieux film dans son ensemble.  Curieux, car il s'agit d'une course extrême de chevaux dans l'ouest finissant. Avec comme enjeu dramatique le questionnement de qui va gagner la course. Avec un lot de protagonistes au début et puis leur nombre se réduisant petit à petit, se concentrant sur trois candidats sérieux, dont le cheval des riches (qui n'intéressent pas Richard Brooks ou alors pour montrer la veulerie des capitalistes) et surtout James Coburn et Gene  Hackman. Avec pendant un certain temps des focus sur les autres participants de la course: Jan-Michael Vincent (qui incarne le jeune sans cervelle), le mexicain (Mario Arteaga), le Lord anglais, Ben Johnson (qui représente le vieil Ouest mourant), ou Candice Bergen, suivie plus longtemps par le scénario. Nous pouvons questionner la raison de la présence du mexicain, qui n'est là que pour aider à caractériser le personnage de Candice Bergen. Et en conséquence nous pouvons nous demander pourquoi dans les concurrents ne figurent pas un Afro-Américain ni un Indien, par exemple. Il est probable que cela aurait modifié le scénario de sa linéarité sur la course de chevaux et aurait fait diverger la trame dramatique (traitement des Indiens et des Afro-Américains, racisme). Nous pouvons donc regretter un manque d'ambition de ce scénario, même si le film tel quel reste passionnant.
https://sidoniscalysta.com/home/457-la-chevauchee-sauvage.html?search_query=la+chevauchee+sauvage&results=77Pour revenir aux chevaux, le film d’ailleurs nous présente des ralentis sur les cavalcades, dont celle de l'arrivée de la course, qui fonctionnent bien grâce à ces ralentis. Le ralenti est rarement une figure de mise en scène. Mais ce n'est pas le cas ici. Il y a même deux plans où dans le même plan un cheval est au ralenti et l'autre pas; très bonne idée.
Même si nous n'avons pas d'intérêt particulier pour les chevaux, le film est passionnant. Les décors sauvages jouent un rôle important. L'arrivée de la technologie et du monde moderne: le train, une moto side-car, le télégraphe, donnent une richesse visuelle au film.
Gene Hackman est le personnage du film. Il est de toutes les interactions avec les autres personnages. Il représente le personnage qu'a choisi le scénariste, qui est le plus riche (formidable interprétation de Gene Hackman): il est généreux, il aide les autres concurrents, il défend et aide les animaux; son défaut est peut-être d'être misogyne (voir les séquences au bordel, tout comme les autres personnages le sont surement). C'est aussi le seul personnage qui reste un peu mystérieux: nous ne comprenons.pas ses motivations; ce qui n'est pas le cas des autres: argent, gloire, prétexte à libérer un prisonnier





Prisonnier De La Haine (The Sheperd Of The Hills, 1941) de Henry Hathaway

Avec John Wayne, Beulah Bondi, James Barton,  Selmer Jackson, Betty Field, Marjorie Main, Harry Carey, Marc lawrence, Fuzzy Knight, John Qualen, Dorothy Adams, Samuel S. Hinds.

Prisonnier de la haine - Édition SpécialeDrame campagnard se situant chez les montagnards qui font du trafic d'alcool de contrebande, où les conflits familiaux président à la destinée de tout individu. John Wayne, dans un rôle noir, vit dans la vengeance de sa mère abandonnée par son père. Père qu'il exècre et qu'il souhaite tuer. Arrive dans ses montagnes remplies de haines un inconnu, Harry Carrey, qui veut acheter un terrain pour s'y installer (ce qui étonne tout le monde, mais le spectateur comprend assez vite pourquoi), et veut faire le bien.
L'ensemble est filmé dans des décors (montagnes, forêts) réels superbes.
La grande surprise et l'immense plaisir que procure ce film est le personnage de Betty Field, le love interest de John Wayne, qui est rayonnante et absorbe les plans où elle est présente. Elle se balade pieds nus en permanence, et présente une bonne humeur, une énergie, une espièglerie, une gaieté à l'opposé du personnage de John Wayne, et de sa famille.
Le film bénéficie d'un scénario riche (Grover Jones et Stuart Anthony crédités) avec une multitude de personnages secondaires incarnés, mais la révélation du film est Betty Field: lumineuse, ludique.
John Wayne n'est pas en reste avec un personnage tourmenté et à la noirceur certaine (qui montre son talent dans la scène sur la tombe de sa mère), qui vit dans une famille où la matriarche (Beulah Bond impressionnante de noirceur) prend les décisions pour tous: toutes les séquences dans la famille en question sont superbes.
Très bonne surprise que ce John Wayne, bien qu'il ne soit pas de tous les plans, Harry Carey et Betty Field se partageant les autres.



samedi 27 juillet 2019

White Heat (L'Enfer Est A Lui, 1949) de Raoul Walsh

Avec James Cagney, Virginia Mayo, Edmond O'Brien, Steve Cochran, Margaret Wycherly, John Archer, Wally Cassell, Fred Clark, Claudia Barrett, Ray Bennett, Marshall Bradford, Robert Carson, Bill Cartledge, Leo Cleary, Fred Coby, Tom Coleman, Garrett Craig.

Après toutes ces années, ce film reste encore une claque.
Bande-annonce L'Enfer est à luiPatron de scénario plagié de multiples fois: un flic (Edmond O'Brien) infiltre une bande de cambrioleurs dirigés par le psychopathe Cody Jarrett (James Cagney). Le film mélange les séquences de préparation et de réalisation de casses, puis de planques, mais aussi les séquences d'enquêtes et de technologies utilisées par les policiers pour les suivre, les rechercher ou les infiltrer.
James Cagney s'en donne à cœur joie en chef de gang malade dans sa tête: tueur de sang froid, en proie à des céphalées violentes et des crises de démences, qui bat sa femme (Virginia Mayo, parfaite), obsédé par sa maman, et qui veut dominer le monde. Qui est un danger permanent, qui peut être amical comme sortir son pistolet et tirer en quelques secondes.
Le film fonce, enchaine les séquences sans temps morts, avec fluidité, jusqu'au final d'anthologie dans une raffinerie pétrolière en feu avec Cody Jarrett criblé de balles et en train de bruler qui hurle à sa mère qu'il est au sommet du monde.

La Route De L'Ouest (The Way West, 1967) de Andrew V. McLaglen

La Route de l'Ouest - Édition SpécialeAvec Kirk Douglas, Robert Mitchum, Richard Widmark, Lola Albright, Sally Field, Jack Elam, Connie Sawyer, Stubby Kaye, Harry Carrey Jr., Nick Cravat, John Mitchum.

Robert Mitchum (en éclaireur indien, un peu mou), Kirk Douglas (dans un personnage obsessionnel dans lequel il excelle), Richard Widmark (un peu fade et ne se distinguant guère des autres, représente le père de famille standard).
Cette ruée vers l'ouest est la conduite d'un convoi qui veut coloniser de nouveaux territoires de l'Ouest américain.
Le film n'est pas un monument, mais il contient quelques éléments mémorables. Le personnage de Kirk Douglas, que l'on aime haïr, qui va jusqu'à se faire fouetter par son employé afro-américain. Ou alors la séquence avec les Indiens, et la peine de mort par pendaison de celui qui a tué l'enfant indien. Ou alors on peut apprécier l'histoire d'amour entre le jeune fermier et la toute jeune Sally Field, qu'il finit par épouser enceinte d'un autre. Ou encore le franchissement du précipice avec les cordes ascenseurs pour descendre les chariots. Bref, les moments les plus intéressants ne sont pas le fait des grandes stars de la distribution (sauf pour Kirk Douglas), mais des personnages secondaires.
Le film se laisse suivre, et il est sauvé par ses éclairs de violences (probablement l'influence des westerns spaghettis venus d'Europe), toutes importantes pour la progression dramatique du film.

L'Homme Qui N'A Pas D'Etoile (The Man Without A Star, 1955) de King Vidor

Avec Kirk Douglas, Jeanne Crain, Claire Trevor, Richard Boone, William Campbell, Jay C. Flippen, Jack Elam, Myrna Hansen.

Bande-annonce L'Homme qui n'a pas d'étoile - Édition Spéciale Combo Blu-ray + DVDScénario très riche pour ce western classique et référentiel. Scénario qui mélange l'histoire individuelle de Dempsey Rae (Kirk Douglas) avec l'histoire des États-Unis d'Amérique. L'histoire individuelle est plutôt riche: c'est un cow-boy qui émigre pour trouver du travail, qui chemin faisant prend sous son aile un jeune qu'il forme, se font embaucher par Jeanne Crain qui représente le gros propriétaire qui veut croitre, mais Dempsey Rae fuit les barbelés du Texas, c'est-à-dire les petits éleveurs qui bornent leurs terrains dans cet Ouest qui est à tous et qui n'a pas encore de propriétaire et de barrière.
Il devient le contremaitre de Jeanne Crain (et son aspirant amant) et doit affronter les propriétaires qui mettent des barbelés pour protéger leurs terres du gros propriétaire qu'il représente. Dans ce schéma sont inclus: la relation amoureuse et intéressée avec Jeanne Crain, la relation avec le jeune qu'il forme mais qui se révèle être bouillonnant (il tire puis il réfléchit), et l'affrontement avec des nouveaux cow-boys texans pas sympathiques du tout (Richard Boone à leur tête). Cet ensemble de lignes dramatiques est riche (deux scénaristes crédités: Borden Chase, D.D. Beauchamp) et constitue un festival pour Kirk Douglas dans un personnage torturé qui doit être de tous les plans, et qui finira par changer de camp.
La distribution féminine est réussie: Jeanne Crain, la rousse, la riche propriétaire dans ce monde d'homme, ambitieuse, que rien n'arrête pour arriver à ses fins. Et Claire Trevor, la blonde, la tenancière de saloon, plus légère, mais qui aide à caractériser le personnage de Dempsey Rae.
En résumé: un classique, qui garde sa force plus de soixante ans après.

Le Chant Du Loup (2019) de Antonin Baudry

Avec François Civil, Omar Sy, Reda Kateb, Mathieu Kassovitz, Paul Beer, Etienne Guillou-Kervern, Nicolas Van Beveren, Damien Bonnard, Paul Granier, Sylvain Loreau, Guillaume Duhesme, Jean-Yves Berteloot, Sébastien Landry, Alexis Michalik, Simon Thomas.

Bande-annonce Le Chant du LoupLe film à suspense où un sous-marin français est sur le point de tirer un missile sur la Russie. Pour l'arrêter, il faut entrer en contact avec lui par un biais autre que les communications officielles, car une fois l'ordre de tirer donné, le sous-marin lanceur de missile est coupé du monde; le film indique qu'il s'agit de la procédure officielle.
Le scénario parait invraisemblable, et nous ne savons pas s'il est plausible. Néanmoins, dans le genre suspense technologique, avec une touche de film d'espionnage (ici lié à des islamistes) le film est prenant et donc efficace. Grâce à ses décors (intérieurs de sous-marins, postes de commande, bâtiments à terre) et par sa distribution, avec un ensemble d'acteurs de qualité (Mathieu Kassovitz, Reda Khated, Omar Sy). François Civil est moins convaincant, mais le responsable est le personnage écrit par le scénariste qui est peu crédible (ses errements en cas d'alerte, le cannabis, etc., mais tous nécessaire pour les articulations dramatique...).
Le film est efficace dans sa progression dramatique. Le scénario est bien équilibré entre le personnage de l'Oreille d'Or et son travail et ses problèmes au travail ou sa vie sentimentale, et la progression dramatique principale qui arrive au suspense du dernier tiers. L'ensemble des séquences sous l'eau sont captivantes et font ressentir le confinement au spectateur. 
À noter aussi le prologue, bien découpé et mettant bien en appétit le spectateur.

Toxic Avenger part II (1989) de Michael Herz et Lloyd Kaufman

Avec John Altamura, Ron Fazio, Phoebe Legere Rick Collins, Rikiya Yasuoka, Tsutomu Sekine, Mayako Katsuragi, Shinoburyo, Lisa Gaye, Jessica Dublin, Erika Schickel, Dan Snow.

Revenir aux productions Troma est toujours salutaire.
Bande-annonce The Toxic Avenger II - Director's CutLe Toxic Avenger, est un superhéros de la vraie Amérique, l'Amérique profonde, celle des routes défoncées, des maisons laides, des arrière-cours remplies d'ordures, celles des obèses et des banlieues grises. Ce n'est pas le porno numérique des productions Disney et Marvel ici, mais un superhéros  qui se bas à main nue avec son balai-brosse, qui ici dans cette suite, va au japon à la recherche de son père (argument débile et jubilatoire qui s'avèrera une erreur). Il y a une telle croyance dans ce qui est filmé devant la caméra, littéralement avec des bouts de ficelles, et avec des "acteurs" et "actrices" pris aux coins de la rue, que cela en est touchant, et surtout amusant. Il y a un semblant de cohérence dramatique avec une quête. Mais le film n'est pas là. Il est dans les loufoqueries enfilées comme des perles sur l'ensemble de la durée, mélangeant gore, érotisme, violence, combats, slapstick, gags lourdingues, débilités, et une bonne dose d'idées saugrenues réalisées avec des effets spéciaux devant la caméra.


Les Douzes Salopards (The Dirty Dozen, 1967) de Robert Aldrich

Avec Lee Marvin, Ernest Borgnine, Charles Bronson, Jim Brown, John Cassavetes, George Kennedy, Robert Ryan, Telly Savalas, Donald Sutherland, Clint Walker, Ben Carrythers, Robert Philips, Colin Maitland, Al Mancini.

Bande-annonce Les Douze salopards - Edition Blu-RayCe film de Robert Aldrich est à la fois énervant et jubilatoire. Énervant, car la ligne dramatique est facile, voire simple, et aussi, car tout ceci n'est pas très subtil. Mais aussi jubilatoire, car l'empathie du spectateur avec le groupe fonctionne bien, malgré la débilité des personnages; et nous jubilons lorsqu'ils arrivent à leur fin.
Le film est divisé en trois parties: le recrutement de ce commando suicide, l'entrainement des membres de ce commando, quasiment tous des condamnés à mort, puis la mission qu'ils effectuent pour tuer le plus de généraux allemands possible afin de désorganiser l'ennemi avant le débarquement. Les deux premières parties sont les plus intéressantes, et ce schéma fonctionne toujours très bien dans les films.
Au total, Lee Marvin est crédible en sous-officier rebelle, bien que son âge soit un peu suspect. Ensuite, la brochette d'acteurs dans les seconds rôles fonctionne bien et ils sont plutôt bien caractérisés (physique, névrose, ethnie).
Un film plutôt rugueux, à la serpe, qui ne fait jamais dans la dentelle. Mais qui est diablement efficace.

L'Aventurier du Rio Grande (The Wonderful Country, 1959) de Robert Parrish

Avec Robert Michum, Julie London, Gary Merrill, Albert Dekker, Jack Oakie, Charles McGraw, Anthony Caruso, Mike Kellin, Victor Manuel Mendoza, Jay Novello, John Banner.

Bande-annonce L'Aventurier du Rio Grande - Édition SpécialeRobert Mitchum interprète un gringo au Mexique, travaillant pour les Mexicains, mais recherché coté américain, et qui passe son temps entre les deux. C'est un peu cela le sujet du film: Martin Brady, alias Robert Mitchum, parfait dans le rôle d'un paumé qui ne sait pas où se poser: coté américain ou coté mexicain, ayant des attirances et des rejets de chaque côté, attirances ou rejets professionnels ou sentimentaux. Martin Brady n'est pas un héros (dès la deuxième séquence, il  tombe de son cheval et se retrouve avec une jambe dans le plâtre). Il essaie de survivre dans un monde de frontière entre le Texas et le Mexique. Il subit les évènements et ne maîtrise rien. C'est un antihéros.
Le Mexique est présenté sous une forme beaucoup plus riche que d'habitude: des gens riches bienveillants ou qui complotent, des gens pauvres accueillants, de multiples décors. Toutes les scènes au Mexique sont des réussites. Souvent le mexicain à Hollywood est soit un méchant, soit un voleur, soit le comique de service. Ici à travers les différentes séquences et les belles images nous découvrons ce "wonderful country" du titre original.
Ajoutons les personnages cotés américain du Rio Grande avec Gary Merrill en officier neurasthénique qui combat les Commanches, avec Julie London (hypnotique: elle avale le spectateur dans chacun de ses plans, y compris ce pauvre Martin Brady) la femme de l'officier ou Albert Dekker en capitaine des rangers. Qui tous incarnent des seconds rôles très vites caractérisés et reconnaissables. Avec de belles lignes de dialogues, en particulier dans la bouche de Julie London, quand elle dit à Martin Brady/Mitchum: "vous n'êtes pas un homme" ou "nous sommes ce que nous faisons".
Un western classique et atypique à la fois donc. Où  Robert Mitchum est parfaitement à l'aise en tant que cabossé dans ces entre-deux (états, femmes, employeurs, styles de vie).

Rio Lobo (1970) de Howard Hawks

Avec John Wayne, Jorge Rivero, Jennifer O'Neill, Jack Elam, Christopher Mitchum, Victor French, David Huddleston, Bill Williams, Sherry Lansing, Hank Worden, Jim Davis, Mike Henry, Robert Donner, Susana Dosamantes.

Nous comprenons qu'ici Howard Hawks a voulu développer certains éléments du patron de scénario déjà à l'œuvre pour ses Rio Bravo (1959) et El Dorado (1966). En particulier il a souhaité développer et montrer comment est née la relation entre John Wayne et un acteur plus jeune, ici en l'occurrence celui qui interprète Frenchy (Jorge Rivero) et qui était interprété par Colorado (Ricky Nelson) dans Rio Bravo et par Mississippi (James Caan) dans El Dorado.
Autre variante par rapport aux deux premiers films: le temps passé dans la prison qui est au cœur des deux premiers, mais qui ici dure très peu de temps. il s'agit d'une variante beaucoup moins en chambre que El Eldorado et Rio Bravo.
Rio LoboLe film ici aussi se distingue par sa distribution féminine plus étoffée avec Sherry Lansing, Susana Dosamantes et Jennifer O'Neill dans des rôles d'importances différentes, mais clés pour la progression dramatique. Par ailleurs la romance du love interest (Jennifer O'Neill) est avec Frenchy et pas du tout avec John Wayne. Il est évident que cela aurait été ridicule avec le vieillard John Wayne.
Autre élément réussi de cette variante est le personnage comique (Stumpy/Walter Brennan dans dans Rio Bravo, Bull/Arthur Hunnicutt dans El Dorado) ici tenu par Jack Elam qui compose un personnage en couleur et plutôt sympathique par la folie qu'il exprime.
Cette version du film introduit une variante par rapport à la séquence de prologue qui est l'attaque du train par les sudistes, qui mène ensuite à la connaissance du personnage de John Wayne avec Frenchy. Longue séquence plutôt spectaculaire qui permet d'amorcer le film. Et d'ailleurs ce sera la seule séquence d'action du film. Le film au total est plutôt un film de comédie plutôt relâché et avec assez peu de violence. Et surtout assez peu de drame. Cela vient surtout de l'absence du personnage qui sombre dans l'alcool présent dans les deux précédents films (c'est-à-dire Robert Mitchum et Dean Martin). Ici ce personnage n'existe plus. Ce qui fait passer ce troisième film de la catégorie des comédies et pas des drames. Ce qui peut faire penser que le film est plus léger. Néanmoins nous restons toujours hallucinés par cette dernière image où nous voyons John Wayne blessé, boîter, marchant en s'appuyant sur Sherry Lansing le visage balafré. Dernière image du dernier film de Howard Hawks.
Sur la forme,  le cadrage ici est pensé pour la télévision similairement à El Dorado. Mais aussi l'influence du western spaghetti avec les éléments d'humour ou de violence.

Photo De Famille (2018) de Cecilia Rouaud

Avec Vanessa Paradis, Camille Cottin, Pierre Deladonchamps, Jean-Pierre Bacri, Chantal Lauby, Laurent Capelluto, March Ruchmann, Claudette Walker, Jean Aviat, Emilie Cazenave, Guilaine Londez, Sandra Nkake, Rio Vega, Sadio Niakate.

Une reprise du synopsis en dit beaucoup sur le film:"Gabrielle, Elsa et Mao sont frères et sœurs, mais ne se côtoient pas. Surtout pas. Bande-annonce Photo de familleLa première est « statue » pour touristes, au grand dam de son fils ado. Elsa, elle, est en colère contre la terre entière et désespère de tomber enceinte. Et Mao, game designer de génie chroniquement dépressif, noie sa mélancolie dans l’alcool et la psychanalyse. Quant à leurs parents, Pierre et Claudine, séparés de longue date, ils n’ont jamais rien fait pour resserrer les liens de la famille. Pourtant, au moment de l’enterrement du grand-père, ils vont devoir se réunir, et répondre, ensemble, à la question qui fâche : « Que faire de Mamie ? » ".
Dans le genre film choral à la française, véritable sous-genre de la comédie dramatique, ce film n'est pas plus mauvais qu'un autre. Belle distribution, bonne direction d'acteur (pas de fausses notes), avec un mélange heureux d'acteurs de différentes générations. Il n'a pas une hystérésis énorme (rien de mémorable), mais l'on ne peut pas dire que c'est un navet. Peut être l'histoire de la mamie et de ce que l'on en fait peut raisonner cher certains ou certaines. Une bonne comédie dramatique qui permet de passer le temps.